La guerre des Gaules 1

Caius Julius Caesar

 

 

 

DE BELLO GALLICO

 

 

(Commentaires sur la guerre des Gaules)


Résumé établi par Yves Le Lannou

à partir de la traduction de Gérard Walter,

Historiens romains,

Historiens de la République,

t. II, César,

Bibliothèque de la Pléiade, NRF, Paris 1968.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Gaule est divisée en trois régions. Il y a celle des Belges, celle des Aquitains et celle des Celtes. Ce sont ces derniers que les Romains nomment plus particulièrement les Gaulois. La Garonne sépare les Gaulois des Aquitains. La Marne et la Seine les séparent des Belges. Les Helvètes et les Belges, qui combattent souvent les Germains, sont les plus redoutables de ces peuples.

 

Campagne contre les Helvètes

 

Orgétorix était un riche helvète. Il cherchait à devenir le chef de son peuple. Pour cela, il persuada ses compatriotes de partir à la conquête de la Gaule. Il réussit à convaincre le Séquane Casticos et l’Héduen Dumnorix de le soutenir dans son entreprise. Mais l’affaire fut révélée trop tôt et Orgétorix se suicida. Pourtant, malgré cela, les Helvètes poursuivirent leurs préparatifs de départ. Quand ils furent prêts, ils incendièrent leurs villages. Ils entraînèrent avec eux leurs voisins les Rauraques, les Tulinges et les Latobriges, et s‘accordèrent avec les Boïens. Deux routes se présentaient à eux. La plus difficile passait par le territoire des Séquanes. L’autre passait par chez les Allobroges, c’est-à-dire par une région soumise à l’autorité de Rome.

 

Apprenant ces événements, César quitta Rome. Il se précipita à Genève et fit couper aussitôt le pont qui franchissait le Rhône. Les Helvètes lui demandèrent l’autorisation de traverser mais il fit construire des fortifications entre le lac Léman et le Jura et, finalement, refusa. Ils essayèrent en vain de passer en force puis renoncèrent. Il leur restait alors la route qui traversait le pays des Séquanes. Ceux-ci leur accordèrent le droit de passer par chez eux et les Helvètes promirent en échange de ne rien piller. César apprit qu’ils voulaient aller chez les Santons, voisins des Tolosates qui, eux-mêmes, dépendaient de Rome. Il était dangereux pour cette région riche et fertile d’avoir des voisins aussi dangereux. César retourna en Italie chercher cinq nouvelles légions et revint rapidement en Gaule tout en battant sur sa route les Centrons, les Graïocèles et les Caturiges qui voulaient lui interdire le passage par les Alpes. Il arriva chez les Voconces, puis chez les Allobroges et enfin chez les Ségusiaves, au bord du Rhône.

 

Pendant ce temps, les Helvètes avaient traversé le pays des Séquanes et avaient entrepris de ravager celui des Héduens qui demandèrent alors la protection de César. Les Ambarres et les Allobroges de la rive droite du Rhône en firent autant. Les Helvètes étaient en train de traverser la Saône. César passa à l’attaque et massacra tous ceux qui n’avaient pas encore franchi le fleuve. Le hasard fit qu’il s’agissait d’hommes du canton des Tigurins qui avaient infligé quelque temps auparavant une défaite aux troupes romaines. Après cela, il fit construire un pont et se mit à la poursuite les autres. Une ambassade helvète, dirigée par Divicon, vint lui demander la paix tout en se montrant insolente. César souligna les méfaits déjà commis par les Helvètes. Il acceptait la paix s’ils les réparaient. Divicon se retira en tenant des propos agressifs. Les Helvètes reprirent leur route et César les suivit. Des éléments de sa cavalerie gauloise qui s’étaient imprudemment avancés ayant été battus, les Helvètes se montrèrent de plus en plus arrogants. Les deux armées se suivirent ainsi pendant quinze jours.

 

César réclama le blé que les Héduens lui avaient promis. Ses provisions étaient restées dans des barques sur la Saône. Il reprocha leur retard aux chefs héduens Diviciac et Lisc. Ce dernier avoua que certains poussaient le peuple à soutenir plutôt les Helvètes que les Romains. Il visait en particulier Dumnorix, le frère de Diviciac. Riche et populaire, Dumnorix voulait le pouvoir. Il avait des appuis parmi les Bituriges et les Helvètes. C’étaient d’ailleurs des cavaliers fournis par Dumnorix qui avaient provoqué l’incident contre les Helvètes et c’était lui qui avait facilité le passage des Helvètes chez les Séquanes. César hésitait quand même à agir contre lui car Diviciac était un allié fidèle. Il prit celui-ci à part pour évoquer le cas de son frère. Diviciac l’implora de ne pas se montrer trop sévère. César convoqua alors Dumnorix et lui expliqua qu’il lui pardonnait son attitude uniquement en l’honneur de son frère.

 

César apprit que les Helvètes s’étaient enfin arrêtés. Une patrouille envoyée en reconnaissance révéla que leur position était accessible. Il envoya le légat Labienus occuper une hauteur voisine avec deux des légions et lui-même marcha vers l’ennemi avec le reste des troupes. Mais les éclaireurs commandés par P. Considius annoncèrent au dernier moment que la butte où devait se trouver Labienus était déjà occupée par les Gaulois. César se retira alors sur une autre colline alors que Labienus attendait qu’il attaque pour en faire autant. En milieu de journée, César comprit que Considius s’était trompé. Mais les Helvètes étaient partis entre temps.

 

Le lendemain, César abandonna la poursuite et se dirigea vers Bibracte, la plus grande ville des Héduens, afin de s’y procurer des vivres. Des transfuges informèrent de cette manœuvre les Helvètes qui revinrent aussitôt sur leurs pas pour harceler l’arrière-garde romaine. César s’arrêta alors sur une colline et fit charger sa cavalerie pendant qu’il disposait son infanterie pour le combat. Il plaça à mi-côte quatre légions de vétérans et au sommet les deux légions récemment recrutées pour surveiller les bagages. Les Helvètes formèrent une phalange qui fut disloquée par les javelots romains. Les romains furent alors attaqués sur leur droite par les Boïens et les Tulinges. Le combat dura jusqu’au soir, car les Gaulois se montraient très opiniâtres. A la fin, les Romains réussirent à s’emparer de leur camp et de leurs bagages.

 

Cependant 130.000 Helvètes avaient réussi à se réfugier chez les Lingons. César les y poursuivit. Comme ils manquaient de tout, les fuyards lui envoyèrent une ambassade. Il leur ordonna de remettre leurs armes. Pourtant 6.000 Verbigènes cherchèrent malgré tout à atteindre le Rhin. Ils furent rattrapés, ramenés et traités en ennemis. La soumission des autres fut acceptée. César ordonna aux Helvètes, aux Tulinges et aux Latobriges de rentrer chez eux et il demanda aux Allobroges de leur fournir du blé. Il ne voulait pas que les riches terres des Helvètes, laissées vides, attirent les Germains. Les Héduens accueillirent les Boïens. On trouva chez les Helvètes la liste de tous ceux qui étaient partis. Cela représentait 368.000 personnes. 110.000 seulement rentrèrent chez elles.

 

Campagne contre les Germains

 

Des ambassadeurs envoyés par tous les peuples de la Gaule vinrent féliciter César pour sa victoire. Certains notables en profitèrent pour le rencontrer discrètement. Diviciac lui expliqua qu’il y avait en Gaule un parti héduen et un parti arverne. Chacun des deux voulant l’emporter sur l’autre, les Arvernes et les Séquanes avaient attiré des guerriers germains qui étaient devenus progressivement très nombreux. Les Héduens avaient perdu leurs chefs et leurs meilleurs guerriers dans des batailles contre ces alliés devenus encombrants. Les Séquanes eux-mêmes se sentaient désormais menacés. Arioviste, le roi des Germains, s’était installé chez eux. Il s’était emparé du tiers de leurs terres et réclamait maintenant un deuxième tiers pour pouvoir loger des Harudes, un autre peuple germain récemment arrivé. Les Gaulois couraient le risque d’être éliminés de leur propre pays. Ils demandaient l’aide de César, secrètement à cause des otages qu’ils avaient dû laisser aux mains des Germains.

 

Les délégués séquanes restaient silencieux. Diviciac expliqua qu’ils étaient tout particulièrement terrorisés. César estimait qu’il était juste d’aider les Héduens, alliés des Romains, et comprenait le danger que représentait pour Rome cette arrivée massive de Germains en Gaule. Il proposa donc à Arioviste une entrevue mais le chef germain refusa. César lui envoya alors une nouvelle ambassade qui reprocha son attitude à Arioviste qui avait pourtant été nommé auparavant « ami de Rome » par le Sénat. Il lui ordonnait de faire cesser les arrivées de Germains en Gaule et de rendre leurs otages aux Gaulois. Arioviste repoussa toutes ces demandes en invoquant le droit que lui donnait sa victoire sur les Héduens.

 

De nouveaux députés héduens vinrent se plaindre à César des exactions des Harudes. Les Trévires annoncèrent que les Suèves essayaient à leur tour de franchir le Rhin. Alors César décida de faire la guerre à Arioviste. Il apprit que celui-ci se dirigeait vers Besançon, une cité séquane bien située. Les Romains occupèrent aussitôt la ville. Ils y entendirent des marchands raconter des histoires effrayantes à propos des guerriers germains et le moral des troupes romaines en fut affecté. Beaucoup d’officiers qui n’étaient là que pour se faire bien voir de César repartirent sous des prétextes futiles. Les vétérans eux-mêmes étaient inquiets. César convoqua alors les centurions. Il leur fit un discours qui, mélangeant habilement les explications, les encouragements et les menaces, réussit à redonner courage à tous. Profitant de ces bonnes dispositions, César décida de repartir tout de suite. Diviciac fut charger d’organiser l’itinéraire à suivre.

 

Une semaine plus tard, César s’était rapproché de l’armée d’Arioviste. Celui-ci envoya une ambassade pour demander une entrevue. Il voulait que César vienne le voir, uniquement escorté par des cavaliers. César accepta mais prit la précaution de remplacer ses habituels cavaliers gaulois par des romains. La rencontre eut lieu sur une colline située entre les deux camps. Les deux troupes s’arrêtèrent de part et d’autre. L’entrevue se tint à cheval, avec dix hommes d’escorte seulement chacun. César rappela à Arioviste qu’il avait reçu le titre d’ami du peuple romain et que les Romains et les Héduens étaient alliés. Il renouvela toutes les demandes qu’il avait déjà faites. Arioviste rappela à son tour qu’il avait été appelé en Gaule par les Gaulois eux-mêmes et qu‘il était maître d‘une partie de la Gaule par droit de la guerre. Il ajouta même perfidement que cela ferait sans doute plaisir à certains Romains s’il tuait César. Enfin, il suggérait que chacun conserve sa part de Gaule. César répliqua en affirmant l’ancienneté des droits romains sur la Gaule et sa volonté que les Gaulois restent libres. On avertit alors César que les guerriers germains s’étaient approchés et lançaient des projectiles contre ses hommes. Il repartit immédiatement.

 

Le lendemain, Arioviste demanda à reprendre l’entretien. César lui envoya C. Valerius Procillus, qui était d’origine gauloise, et M. Mettius, qui avait des liens d‘hospitalité avec lui. Arioviste les fit pourtant arrêter et enchaîner. Il plaça ensuite ses troupes de façon à intercepter le ravitaillement des Romains. Cinq jours de suite, César rangea son armée en bataille et offrit le combat. Mais les Germains se contentaient de démonstrations de cavalerie. César choisit alors une position proche du camp germain et y fit construire un camp. Il y laissa deux légions ainsi que des troupes auxiliaires et retourna au camp principal avec les quatre autres légions. Le lendemain, il rangea de nouveau son armée en bataille puis la fit rentrer au camp car Arioviste ne bougeait toujours pas. C’est à ce moment que les Germains attaquèrent le camp secondaire. César apprit que les Germains attendaient la nouvelle lune pour se lancer dans un véritable combat.

 

Le lendemain, il avança avec son armée jusqu’au camp des Germains qui furent finalement bien obligés de sortir. Les Harudes, les Marcomans, les Triboques, les Vangions, les Némètes, les Sédusiens et les Suèves se rangèrent par nations. La retraite leur était coupée par les chariots et les femmes. La mêlée fut furieuse. L’aile gauche des Germains fut rapidement battue. Leur aile droite se montra plus dangereuse mais P. Crassus, commandant de la cavalerie, rétablit rapidement la situation. Dès lors, les Germains s’enfuirent sans s’arrêter en direction du Rhin qui n’était éloigné que de cinq milles. Arioviste réussit à traverser le fleuve sur une barque mais beaucoup de ses combattants furent massacrés par les cavaliers romains. Procillus fut délivré par César lui-même. Mettius lui aussi fut retrouvé vivant. Ils n’avaient eu tous les deux la vie sauve que parce que leur mort avait été déconseillée par les devins germains. A la nouvelle de cette bataille, les Suèves restés au bord du Rhin rentrèrent chez eux. Les Ubiens en tuèrent un grand nombre. Après cela, César laissa son armée aux quartiers d’hiver chez les Séquanes aux ordres de Labienus et retourna en Italie du nord.

 

Campagne contre les Belges

 

Alors qu’il passait l’hiver en Italie du nord, César apprit que les peuples belges se liguaient entre eux contre les Romains. Ils avaient peur que César n’essaye d’intervenir chez eux et ils étaient poussés à l’action par certains Gaulois. César recruta alors deux nouvelles légions et les fit conduire en Gaule par le légat Q. Pedius au début de l’été. Il les y rejoignit peu après et chercha à obtenir des informations sur la Belgique auprès des Sénons qui étaient des Gaulois voisins des Belges. Ils confirmèrent que ces derniers se préparaient à attaquer. Alors César décida de marcher contre eux.

 

Les Rèmes, des Belges proches voisins des Gaulois, furent surpris par l’action de César et lui envoyèrent aussitôt des ambassadeurs. Ils confirmaient l’existence des menaces mais se plaçaient eux-mêmes totalement du côté romain. Ils apprirent aussi à César que les Belges pensaient qu’ils étaient des descendants de Germains et qu’ils tiraient orgueil d’avoir pu résister autrefois aux Cimbres et aux Teutons. Les Rèmes citaient également le nombre d’homme fournis par chaque peuple pour la coalition. Il y avait des Bellovaques, des Suessions, des Nerviens, des Atrébates, des Ambiens, des Morins, des Ménapes, des Calètes, des Véliocasses, des Viromandues, des Atuatuques, des Condruses, des Eburons, des Cérèses et des Pémanes. César rassura les Rèmes et demanda à l’héduen Diviciac d’attaquer lui-même les Bellovaques pour soulager l’effort de guerre des Romains.

 

César fit passer l’Aisne à son armée et établit son camp. Le pont fut confié à la garde du légat Q. Titurius Sabinus à la tête de six cohortes. Pendant ce temps Bibrax, la principale ville des Rèmes, fut attaquée par les Belges. Elle résista difficilement et demanda l’aide de César. Celui-ci envoya à son secours ses cavaliers numides, ses archers crétois et ses frondeurs baléares. Les Belges levèrent alors le siège et s’installèrent non loin du camp romain. César renforça ses fortifications et testa la valeur de ses ennemis par quelques engagements de cavalerie, sans laisser attirer ses légions sur un terrain défavorable. Les Belges entreprirent alors de traverser l’Aisne. Ils attaquèrent également le pont. Des renforts y furent immédiatement envoyés. Alors, voyant la résistance de César, les Belges décidèrent de rentrer dans leur pays et de s’y défendre si les Romains arrivaient. L’attaque des Héduens pesa beaucoup sur leur décision.

 

Les Bellovaques quittèrent leur camp dans un désordre total. César en profita pour lancer contre eux sa cavalerie et trois légions. La panique se mit chez les Belges et beaucoup furent massacrés. Le lendemain, César passa chez les Suessions et assiégea Noviodunum. Impressionnés par le matériel romain, les défenseurs de la ville se rendirent rapidement. César leur pardonna leur attitude sur la demande des Rèmes. Il passa ensuite chez les Bellovaques qui s’enfermèrent d’abord dans Bratuspantium mais se rendirent dès l‘arrivée des Romains. L’héduen Diviciac intercéda en leur faveur auprès de César. Il expliqua que les Bellovaques s’étaient soulevés seulement parce que des meneurs leur avaient fait croire que les Romains réduisaient les Héduens en esclavage. César accepta leur soumission. Ce fut ensuite le tour des Ambiens. Là, César se renseigna sur les Nerviens. Il apprit que ces derniers interdisaient l’introduction chez eux de vin et de tous les produits de luxe qui pourraient les amollir, qu’ils étaient redoutables au combat et qu’ils refuseraient vraisemblablement de se soumettre à Rome.

 

Les Nerviens, les Atrébates et les Viromandues attendaient César au bord de la Sambre et les Atuatuques devaient les y rejoindre. Des déserteurs romains apprirent aux Nerviens que les légions étaient séparées les unes des autres par des convois de matériel et leur conseillèrent d’attaquer tout de suite la première légion arrivée au camp sans attendre l’arrivée des autres. Comme ils ne possédaient pas de cavalerie, les Nerviens couvraient leur pays de haies qui pouvaient gêner la marche des Romains. L’idée proposée par les déserteurs leur sembla intéressante. Le camp romain devait être installé sur une colline juste devant la Sambre. En face, les ennemis étaient cachés sur une autre colline couverte d’une épaisse forêt.

 

Selon son habitude, en approchant de l’ennemi, César avait écarté les convois et regroupé les légions. Les cavaliers, les frondeurs et les archers traversèrent la rivière et affrontèrent les avant-gardes ennemies pendant que les légionnaires établissaient solidement le camp. Voyant cela, les Belges attaquèrent avec toutes leurs forces. Mais les soldats romains étaient expérimentés et les légats surent prendre les bonnes initiatives. Leur réaction fut donc rapide. César eut même le temps d’adresser un rapide discours d’encouragement aux soldats de la Xème légion. Les autres groupes combattaient déjà là où ils avaient été surpris. Les haies empêchaient d’avoir une vision d’ensemble du combat. Les IXème et Xème légions mirent en déroute les Atrébates. La XIème et la VIIIème défirent les Viromandues. Mais le camp se trouva presque découvert au centre. Les Nerviens et leur chef Boduognat s’y précipitèrent.

 

Les cavaliers et les auxiliaires romains qui revenaient prirent alors la fuite. Les convois de bagages qui arrivaient en furent épouvantés. Croyant à un désastre, les cavaliers trévires, pourtant alliés des Romains, repartirent chez eux en annonçant partout la défaite de César. Pendant ce temps, à l’aile droite, celui-ci réussissait à rétablir la situation de la XIIème légion en combattant lui-même avec la troupe. Il fit adosser la XIIème et la VIIème légion l’une à l’autre pour leur éviter d’être prises à revers par l‘ennemi. En même temps, les deux légions qui escortaient les convois se précipitèrent au combat et Labienus, qui s’était emparé de la colline d’où était parti l’ennemi, leur envoya la Xème légion en renfort. L’arrivée de ces nouvelles troupes changea la face du combat et les cavaliers revinrent pour essayer de faire oublier leur fuite. Mais les combattants belges se défendaient avec acharnement. Les guerriers nerviens furent presque complètement anéantis. Alors les vieillards et les femmes se soumirent. César leur laissa leurs terres et leurs villes. Il ordonna aux autres peuples de ne pas profiter de la situation et de les laisser en paix.

 

Apprenant la défaite des Belges, les Atuatuques se réfugièrent dans une place forte. C’était des descendants des soldats laissés autrefois par les Germains cimbres et teutons à la garde de leurs bagages. Ils commencèrent par se moquer des préparatifs de siège menés contre eux par les Romains. Mais en voyant entrer en action les engins ils prirent peur et envoyèrent des ambassadeurs à César. Ils disaient vouloir se rendre mais demandaient à conserver leurs armes afin de pouvoir se défendre contre leurs voisins. César accepta leur soumission mais ne voulut pas leur laisser leurs armes. En revanche, il ordonna aux autres peuples de les laisser en paix. Les Atuatuques acceptèrent finalement. Les armes rendues étaient en quantité considérable. Pourtant on apprit qu’ils en avaient gardé un certain nombre. Le soir même, César fit sortir ses soldats de la ville et fermer les portes. Dans la nuit, les Atuatuques tentèrent une sortie mais furent repoussés. Le lendemain, les Romains s‘emparèrent de la place. Hommes et biens furent vendus. Dans le même temps, P. Crassus, à la tête d’une légion, établit l’autorité de Rome chez les Vénètes, les Unelles, les Osismes, les Coriosolites, les Esuviens, les Aulerques et les Redons. Toute la Gaule étant ainsi pacifiée, César repartit pour l’Italie en laissant ses légions en garnison chez les Carnutes, les Andes et les Turons. Même certains peuples d’au-delà du Rhin offrirent leur soumission aux Romains.

 

Avant de partir, César envoya quand même Servius Galba avec la XIIème légion chez les Nantuates, les Véragres et les Sédunes pour assurer la liberté du passage par les Alpes. La paix étant apparemment établie, Galba s’établit à Octodurus, chez les Véragres. Un jour il apprit que les Gaulois avaient abandonné la ville et que les Sédunes et les Véragres se rassemblaient dans la montagne. Les Gaulois n’avaient pas peur d’une légion aux effectifs réduits et installée dans une situation défavorable. En revanche, ils redoutaient beaucoup d’être annexés aux territoires romains. Les fortifications des Romains n’étaient pas encore terminées et leurs réserves de vivres étaient très insuffisantes. La légion décida quand même de rester sur place et de résister. Les Gaulois se précipitèrent sur le camp. Les Romains se défendirent efficacement mais ils n’étaient pas assez nombreux. La situation devenait très grave. Alors le centurion primipile P. Sextius Baculus et le tribun militaire C. Volusenus conseillèrent à Galba de tenter une sortie, ce qu‘il fit. Les Gaulois furent surpris par cette manœuvre. Beaucoup furent tués et les autres s’enfuirent. Galba incendia la ville et ramena ses hommes passer l’hiver chez les Allobroges.

 

Campagne contre les Vénètes

 

Après ces événements, César, qui croyait la Gaule enfin pacifiée durablement, était reparti. Mais la guerre reprit assez vite. P. Crassus et la VIIème légion stationnaient chez les Andes. Crassus envoya des tribuns se procurer du blé chez les peuples voisins. T. Terrasidius fut envoyé chez les Unelles, M. Trebius Gallus chez les Coriosolites, Q. Velanius et T. Silius chez les Vénètes. Les Vénètes étaient la plus importante nation des bords de la mer. Ils possédaient une flotte importante qui leur permettait d’être en contact avec l’île de Bretagne. Ils décidèrent de capturer les émissaires romains afin que Crassus leur rende leurs otages. Les peuples voisins les imitèrent. De là où se trouvait, César ordonna qu’on arme une flotte sur la Loire. A son arrivée, les Vénètes se préparèrent à la guerre, confiants dans leur connaissance du pays et de la mer. Ils étaient alliés aux Osismes, aux Lexoviens, aux Namnètes, aux Ambiliates, aux Morins, aux Diablintes et aux Ménapes, et ils firent même venir des secours de Bretagne. César jugea nécessaire de relever le défi. Il divisa son armée en plusieurs éléments. Labienus fut envoyé chez les Trévires pour surveiller les Rèmes, le Rhin, les Belges et les Germains. Crassus fut envoyé en Aquitaine. Q. Titurius Sabinus fut envoyé chez les Unelles, les Coriosolites et les Lexoviens. D. Brutus reçut le commandement des navires fournis par les Pictons et les Santons et César partit avec l’infanterie.

 

Les villes vénètes étaient pour la plupart protégées par la mer et la population pouvait s’en échapper facilement en bateau. Elles résistèrent tout l’été aux attaques romaines. Malgré quelques réussites contre des places fortes, César attendit l’arrivée de sa flotte. Les navires vénètes étaient adaptés aux difficiles conditions de la navigation sur l’océan. Ceux des Romains étaient plus rapides mais les javelots ou l’éperon ne servaient à rien contre les bateaux gaulois. Quand la flotte romaine fut là, les Vénètes alignèrent 220 vaisseaux devant lesquels les commandants romains ne savaient que faire. Ils eurent l’idée d’utiliser des faux fixées au bout de perches et réussirent ainsi à faire tomber les vergues des navires gaulois. Les Romains purent ainsi s’emparer de nombreux navires ennemis. Voyant cela, les Vénètes voulurent s’enfuir mais le vent tomba et leur flotte fut immobilisée. Les Romains obtinrent une victoire complète. Ayant perdu leur flotte, les Vénètes se rendirent. Afin que ses ambassadeurs soient désormais respectés par tous, César voulut faire un exemple. Il fit mettre à mort les sénateurs vénètes et réduisit la population en esclavage.

 

Pendant ce temps, Q. Titurius Sabinus s’était rendu chez les Unelles dont le chef s’appelait Viridorix. Les Aulerques Eburovices et les Lexoviens venaient de tuer ceux de leurs sénateurs qui désiraient la paix. Ils s’étaient révoltés et s’étaient joints aux forces de Viridorix. Sabinus se retrancha et commença par refuser le combat, au risque d‘être accusé de lâcheté par ses propres soldats. L’audace des Gaulois en fut renforcée. Sabinus envoya alors chez les insurgés un auxiliaire gaulois qui se fit passer pour un déserteur et qui annonça que les Romains s’apprêtaient à quitter leur camp. Alors les Gaulois attaquèrent sans attendre. Ils furent alors surpris par une sortie de Sabinus qui remporta ainsi une victoire rapide et décisive. Les insurgés durent se soumettre. Crassus, lui, était allé en Aquitaine. Il se souvenait de précédentes défaites romaines dans cette région. Il rassembla des approvisionnements et des auxiliaires venant de la Province romaine. Puis il envahit le territoire des Sotiates qui engagèrent le combat. Les Romains remportèrent la bataille. Les Sotiates voulurent encore résister dans leur cité mais ils durent finalement se soumettre. Pendant qu’ils rendaient leurs armes, le chef sotiate Adiatuanos tenta une sortie avec six cents partisans fanatiques mais ils furent repoussés et durent eux aussi se soumettre à Rome.

 

Crassus alla ensuite chez les Vocates et les Tarusates. Affolés, les Gaulois s’allièrent entre eux et firent venir des secours d’Espagne. Ils engagèrent alors la guerre, commandés par d’anciens compagnons de Sertorius. Crassus décida de livrer bataille rapidement. Il rangea son armée en bataille mais les Gaulois refusèrent le combat. Il fit alors attaquer le camp gaulois. Pendant l’assaut, les cavaliers réalisèrent qu’une partie du retranchement était moins forte que le reste. Crassus envoya les cohortes restées au camp attaquer ce point faible pendant que l’assaut continuait. La victoire fut complète et les trois quarts des Aquitains et des Cantabres furent exterminés. La plupart des Aquitains se soumirent alors: les Tarbelles, les Bigerrions, les Ptianiens, les Vocates, les Tarusates, les Elusates, les Gates, les Ausques, les Garunnes, les Sibuzates et les Cocosates. A la fin de l’été, César marcha encore contre les Morins et les Ménapes. Ils se retranchèrent dans les bois et les marais de leur région. Ils attaquèrent même les soldats romains qui établissaient leur camp mais ils furent repoussés. César entreprit de faire défricher une partie de leur forêt mais il dut se retirer à cause des pluies après avoir ravagé le pays. Les légions prirent leurs quartiers chez les Aulerques et les Lexoviens.

 

Nouvelle campagne contre les Germains

 

L’hiver suivant, les Germains Usipètes et Tenctères traversèrent le Rhin, poussés en avant par les Suèves, le plus fort de tous les peuples germains, redoutables combattants qui écartaient toute idée de faiblesse et qui voulaient transformer leurs frontières en véritables déserts. Ils avaient déjà imposé un tribut aux Ubiens, plus civilisés. Les Usipètes et les Tenctères arrivèrent dans la région occupée par les Ménapes. Ceux-ci se replièrent alors sur la rive ouest du Rhin et ils défendirent le passage du fleuve. Mais les Germains réussirent à traverser en les battant par surprise. César se méfiait de la versatilité des Gaulois. Il partit avec l’armée plus tôt que prévu pour réaliser que plusieurs peuples gaulois avaient encouragé les Germains à poursuivre leur progression vers l’ouest et qu’ils étaient déjà arrivés chez les Eburons et les Condruses. Après avoir rassemblé des provisions et recruté de nouveaux cavaliers gaulois, César se dirigea vers les Germains qui lui envoyèrent des ambassadeurs. Ils demandaient des terres en échange de leur alliance avec Rome. César refusa le marché et leur suggéra d’aller s’installer chez les Ubiens qui eux-mêmes se plaignaient des Suèves. Les ambassadeurs demandèrent aux Romains d’attendre leur réponse sans avancer. Mais, ayant appris que les Germains avaient envoyé des cavaliers au delà de la Meuse pour aller piller chez les Ambivarètes, César pensa qu’en réalité ils attendaient seulement leur retour.

 

Les ambassadeurs revinrent alors que les troupes romaines continuaient à avancer. Ils cherchèrent encore à gagner du temps prenant prétexte d’une ambassade envoyée aux Ubiens. César ordonna à ses cavaliers de ne rien faire. Mais les Germains les attaquèrent par surprise. Il y eut des pertes, dont l’aquitain Pison et son frère, hommes de haute naissance et fidèles amis des Romains. César résolut alors d’engager le combat. Quand les chefs et les anciens des Germains revinrent le lendemain, il les fit arrêter aussitôt et disposa son armée en ordre de bataille. Elle arriva devant le camp germain et l’attaqua. Après une courte résistance, les défenseurs s’enfuirent en désordre. De nombreux fugitifs furent tués ou se noyèrent en essayant de repasser le fleuve. Les chefs qui avaient été arrêtés préférèrent rester avec César, craignant la vengeance des Gaulois.

 

César voulut à son tour franchir le Rhin, d’une part pour montrer aux Germains que Rome aussi pouvait le faire mais aussi parce que les cavaliers usipètes et tenctères s’étaient alliés aux Sugambres qui refusaient de les livrer. En même temps, les Ubiens demandaient de l’aide à Rome. Malgré les difficultés de l’opération, César préféra faire construire un pont sur le Rhin plutôt que d’utiliser des bateaux. Cela fut fait en dix jours seulement. Il installa une garnison à chaque extrémité du pont et avança en direction des Sugambres qui s’enfuirent dans une contrée déserte. César reçut les ambassadeurs de nombreuses cités qui demandaient la paix. Il ravagea le pays des Sugambres et alla chez les Ubiens. Là il apprit que les Suèves organisaient la résistance. Estimant avoir rempli sa mission, César repassa le Rhin et fit détruire le pont derrière lui.

 

Expédition en Bretagne

 

Bien qu’on soit déjà à la fin de l’été, César voulut aller tout de suite dans l’île de Bretagne car celle-ci aidait toujours les révoltes menées contre Rome en Gaule. Il voulait surtout se renseigner sur le pays. Il y envoya d’abord C. Volusenus pendant que lui-même rassemblait les troupes et une flotte chez les Morins. Les Bretons comprirent ce qui se passait et lui envoyèrent des ambassadeurs. César les renvoya chez eux avec des promesses et en compagnie de Comme, le roi des Atrébates, réputé fidèle à Rome. Pendant ce temps, les Morins faisaient une soumission complète. Deux légions furent désignées pour faire la traversée. César envoya Q. Titurius Sabinus et L. Aurunculeius Cotta dans les régions réputées peu sûres des Ménapes et des Morins. P. Sulpicius reçut le commandement de la garnison du port.

 

Quand César atteignit la côte bretonne, les hauteurs étaient occupées par des hommes en armes. Il attendit l’arrivée de toutes ses troupes et chercha un endroit propice pour les faire débarquer. Les Bretons cherchèrent à l’en empêcher avec leurs cavaliers et leurs chars. Pour soulager les légionnaires un moment en difficulté, César fit repousser les ennemis par le tir des navires de guerre. Et le débarquement put se dérouler. Le combat fut acharné et les soldats romains n’étaient pas rassurés. César fit débarquer toutes les troupes disponibles et les Romains restèrent finalement maîtres de la plage. Les bateaux qui transportaient la cavalerie s’étaient égarés. Les Bretons demandèrent la paix et relâchèrent le roi atrébate Comme qu’ils avaient d’abord emprisonné. César accepta leur soumission. Quatre jours plus tard, le débarquement des chevaux, enfin arrivés, fut encore empêché par une tempête. La même nuit de pleine lune, de forte marée et de tempête, les Romains perdirent une partie de leur flotte. La question du retour en Gaule se posait, d’autant plus qu’on n’avait pas emporté beaucoup de ravitaillement. Voyant cela, les chefs bretons organisèrent la reprise des combats. César se méfia en voyant qu’ils cessaient de lui envoyer des otages. Il fit ramasser du blé et réparer le plus de bateaux possible avec les restes de ceux qui avaient été abîmés.

 

La VIIème légion, envoyée au ravitaillement fut attaquée par les Bretons. César accourut aussitôt avec des renforts. Les soldats romains étaient très gênés par les chars de combat bretons. L’intervention de César permit de dégager la VIIème légion et tous purent rentrer au camp. Ensuite, ce fut le temps qui empêcha les combats. Les Bretons en profitèrent pour rameuter de plus en plus d’hommes et reprirent l’attaque. César fit une sortie et les Bretons se débandèrent. Ils lui envoyèrent de nouveau des ambassadeurs. César réclama encore une fois des otages et en profita pour faire repasser ses troupes sur le continent. Trois cents soldats débarqués sur le continent plus loin que les autres furent attaqués par les Morins. César les dégagea grâce à sa cavalerie. Il envoya ensuite son lieutenant Labienus contre les Morins qui furent presque tous capturés. Mais il fallut se contenter de ravager le pays des Ménapes. César laissa ses légions au repos chez les Belges.

 

Rentré en Italie pour l’hiver selon son habitude, César commanda à ses légats de faire construire de nombreux vaisseaux de transport. A son retour en Gaule, il y en avait six cents. Il ordonna leur rassemblement à Portus Itius mais se rendit auparavant avec quatre légions pacifier les Trévires dont l’attitude lui semblait suspecte. En effet, deux hommes s’y disputaient le pouvoir. Le premier, nommé Cingétorix, proclamait sa fidélité à Rome alors que le second, Indutiomar, préparait la guerre, même s‘il essayait de se justifier aux yeux de César. Voulant pouvoir agir tranquillement en Bretagne, celui-ci prit des otages et favorisa les entreprises de Cingétorix. Après cela, il regagna Portus Itius. Quatre mille cavaliers recrutés parmi les Gaulois y étaient déjà rassemblés. César emmenait aussi avec lui de nombreux notables gaulois pour se garantir contre un possible soulèvement. Il y avait là en particulier l’héduen Dumnorix qui cherchait à exciter les autres contre Rome. Immobilisé trois semaines durant par un vent contraire, César le fit surveiller discrètement. Finalement, Dumnorix et son contingent de cavaliers héduens décidèrent de rentrer chez eux. César les fit poursuivre. Dumnorix voulut résister et fut tué au combat. Par sécurité, Labienus resta en Gaule avec sous ses ordres trois légions et deux mille cavaliers.

 

César partit pour la Bretagne avec cinq légions et deux mille autres cavaliers. Son débarquement s’opéra sans encombres, les Bretons ayant été effrayés par le nombre des bateaux. Q. Atrius resta à la garde de la flotte avec dix cohortes et César lui-même marcha contre l’ennemi. Le lendemain, Atrius prévint que la tempête avait causé des dégâts à la flotte. César revint alors en arrière. Il mit ses hommes au travail pour réparer le plus de bateaux possible et demanda à Labienus, resté en Gaule, d’en faire construire de nouveaux. Les bateaux furent également tirés au sec dans une enceinte fortifiée. Pendant ce temps, les Bretons s’étaient rassemblés en grand nombre sous les ordres du chef Cassivelaun. Ils furent repoussés dans les bois mais ils revenaient toujours à l’attaque avec beaucoup d’audace, même très près du camp romain. Le légat Q. Laberius Durus trouva la mort dans ces affrontements. Le mode de combat des Bretons s’avérait très dangereux pour les Romains qui étaient trop lourdement armés. Le lendemain, les Bretons tombèrent encore sur trois légions envoyées au ravitaillement mais les Romains remportèrent la victoire.

 

César se dirigea vers le pays de Cassivelaun, sur la Tamise. Les légionnaires traversèrent le fleuve et repoussèrent les Bretons. Cassivelaun lui-même continua à harceler les Romains avec une troupe réduite. Les Trinovantes étaient un peuple de la région. Leur roi avait été tué par Cassivelaun et son fils Mandubracios s’était réfugié en Gaule auprès de César. Ils se soumirent facilement à Rome. Du coup, les Cénimagnes, les Ségontiaques, les Ancalites, les Bibroques et les Casses en firent autant. Grâce aux renseignements qu’ils lui donnèrent, César put s’emparer de la place forte de Cassivelaun. Celui-ci demanda alors l’aide des rois du Cantium. Ils attaquèrent tous ensemble le camp des bateaux mais furent encore repoussés. Découragé, Cassivelaun finit par négocier la paix par l’intermédiaire de l’atrébate Comme. César prit des otages et fixa le tribut que devaient payer les Bretons.

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