La guerre des Gaules 3

Alésia

 

La ville d’Alésia était située sur une colline élevée. La position du camp romain était excellente. Au début des travaux, un combat de cavalerie eut lieu et les Germains de César entraînèrent encore une fois la décision. Vercingétorix décida de renvoyer ses cavaliers avant que la ville ne soit complètement encerclée. Il leur confia la mission de rassembler des renforts pour le dégager. Il commença également le rationnement des vivres. César fit établir un système très complexe de barrages autour d’Alésia. Les Gaulois profitaient des travaux multiples qui occupaient les légions pour tenter des sorties, sans succès. César fit compléter ses défenses. Il fit faire tous ces travaux contre les assiégés aussi bien que contre des agresseurs extérieurs.

 

L’assemblée de toutes les cités gauloises décida que chacune enverrait un contingent fixé à l’avance. Les Bellovaques voulurent combattre seuls. Même l’atrébate Comme, malgré les bienfaits qu’il avait reçus de César, participait à la rébellion. On réunit ainsi 240.000 fantassins et 8.000 cavaliers. Les chefs désignés furent Comme, les héduens Viridomar et Eporédorix, et l’arverne Vercassivelaun, un cousin de Vercingétorix. Ils partirent en direction d’Alésia. Les assiégés, à bout de ressources, et ne sachant pas ce qui se passait, se réunirent et diverses propositions furent étudiées. L’arverne Critognat proposa de rester enfermé dans la place, quitte à manger les plus vieux, pour ne pas se rendre et ne pas se faire tuer dans une sortie désespérée ! On résolut de faire sortir de la ville les bouches inutiles et de continuer à résister. Les Mandubriens eux-mêmes durent sortir mais César interdit qu’on les accueillît. Les renforts gaulois arrivèrent enfin devant Alésia. Ce fut alors la joie dans la ville et les assiégés se préparèrent à une sortie.

 

César disposa ses troupes sur un double front, vers l’intérieur et vers l’extérieur. Il fit engager le combat par sa cavalerie. Les Gaulois qui avaient mêlé des archers à leurs cavaliers parurent un instant l’emporter mais les troupes germaniques donnèrent encore une fois la victoire aux Romains. Les assiégés rentrèrent alors dans la place. Pendant la nuit, les Gaulois attaquèrent encore une fois le retranchement romain. Au même moment, attiré par les cris, Vercingétorix tenta une sortie. Mais les Gaulois ne purent entamer les défenses romaines et les assiégés commençaient à peine à sortir quand les troupes de secours durent se replier. Ils rentrèrent donc. Les Gaulois repérèrent un point faible du dispositif romain et y envoyèrent une troupe commandée par Vercassivellaun. Vercingétorix tenta une nouvelle sortie. Le combat éclata de tous les côtés à la fois. Depuis un excellent poste d’observation, César organisait lui-même la résistance. Le point faible des Romains commença à fléchir. César y envoya Labienus pour le renforcer. Les assiégés essayaient par tous les moyens de détruire les retranchements romains. César envoya encore plusieurs troupes fraîches. Labienus rassembla des soldats et informa César qui vint participer en personne au combat. Les Gaulois aperçurent son manteau de couleur vive. Le combat s’engagea et les Gaulois furent complètement écrasés. Vercassivellaun fut pris vivant. Les assiégés perdirent alors tout espoir de rompre l’encerclement et rentrèrent dans la place. Quant aux troupes gauloises de secours, elles s’enfuirent.

 

Le lendemain de cet échec, Vercingétorix convoqua l’assemblée et proposa de se rendre à César. Il fut alors livré aux Romains qui se partagèrent les combattants gaulois prisonniers. César alla ensuite recevoir la soumission des Héduens et des Arvernes. Après avoir pris de nombreux otages, il envoya les légions en quartiers d’hiver. Labienus alla chez les Séquanes avec deux légions. Les autres furent envoyées chez les Rèmes, les Ambivarètes, les Bituriges et les Ruthènes. Des troupes s’installèrent aussi à Cavillonum et à Matisco sur la Saône. César alla passer l’hiver à Bibracte.

 

Derniers soubresauts

 

Toute la Gaule semblait soumise. Mais César apprit que les Gaulois recommençaient à conspirer contre lui. Ils pensaient que les Romains ne pourraient rien faire si la révolte éclatait en plusieurs endroits en même temps. César partit aussitôt. Il rejoignit la XIIIème légion chez les Bituriges et convoqua la XIème. Il les mena dans la plus riche région des Bituriges. Les Gaulois furent surpris et César fit de nombreux prisonniers. A marches forcées, il intervint dans de nombreux endroits et les peuples gaulois se soumirent les uns après les autres. César accorda une gratification substantielle à ses troupes et les renvoya ensuite dans leurs quartiers. Après cela, il retourna à Bibracte. Là, les députés bituriges vinrent lui demander de l’aide contre les Carnutes. Aussitôt il rappela deux légions et partit chez les Carnutes qui se dispersèrent rapidement. César cantonna ses troupes à Cenabum, dans les maisons. Souffrant beaucoup de la mauvaise saison, les Carnutes se réfugièrent chez les peuples voisins.

 

César apprit par les Rèmes que les Bellovaques levaient des troupes contre les Suessions. Il rappela de nouveau quatre légions et marcha contre les Bellovaques. Il apprit qu’ils s’étaient rassemblés avec les Ambiens, les Aulerques, les Calètes, les Véliocasses et les Atrébates. Leur chef était Corréos, qui détestait les Romains. L’autre était l’atrébate Comme qui venait de se rendre chez les Germains. Les Gaulois voulaient bien se battre si l’armée de César ne dépassait pas l’effectif de trois légions, ou bien attendre en le privant de ravitaillement. César avait avec lui la VIIème, la VIIIème et la IXème légion, troupes anciennes et éprouvées, et la XIème plus jeune mais déjà expérimentée. Pour provoquer la bataille, il laissa la XIème légion à la garde des bagages. Les Gaulois hésitèrent quand même. César établit alors un camp retranché devant eux. Il espérait que ces travaux encourageraient les Gaulois en laissant croire qu’il avait peur d’eux. Ils permettraient également de se ravitailler plus facilement. De petits combats sans importance redonnèrent confiance aux Gaulois, d’autant plus que Comme était revenu avec un petit contingent de cavaliers recrutés en Germanie. César convoqua la XIIIème légion qui hivernait chez les Bituriges. Les insurgés tendirent une embuscade aux cavaliers gaulois de l’armée romaine. Les Rèmes tombèrent dans le piège et y perdirent leur chef. Un jour, les Germains de César provoquèrent une véritable panique parmi les Gaulois révoltés. Craignant un siège, les chefs bellovaques firent partir les non-combattants. Le convoi fut surpris par l’aube. César fit avancer ses légions et les installa dans une position favorable. Il fit établir un retranchement sur la nouvelle position et laissa les troupes en alerte. Les Bellovaques incendièrent leurs provisions de fagots pour dissimuler leur fuite aux Romains.

 

César comprit tout de suite qu’il s’agissait d’une ruse et fit avancer ses légions. Mais les cavaliers envoyés en éclaireurs ne parvenaient pas à franchir les flammes et l’écran de fumée. Cela permit aux Bellovaques d’aller installer un nouveau camp plus loin dans un lieu d’où ils pouvaient gêner les fourrageurs romains. César apprit aussi par un prisonnier que les Bellovaques préparaient une embuscade contre lui. Il envoya alors plus de troupes que de coutume pour protéger les fourrageurs. Les cavaliers romains engagèrent le combat avec confiance. Alors toute la cavalerie ennemie sortit du bois, puis l‘infanterie. A l’approche de César, les cavaliers romains redoublèrent d’énergie et les Bellovaques voulurent s’enfuir. Leur retraite se transforma en déroute et Corréos fut tué au combat. César pensa que l’ennemi abandonnerait son camp et continua à avancer.

 

Les Bellovaques effrayés envoyèrent des ambassadeurs et des otages. Comme s’enfuit avec ses Germains. Les Bellovaques implorèrent la clémence de César. César leur rappela leurs erreurs mais accepta leur soumission. Les autres peuples gaulois se soumirent également. Seul Comme ne se montra pas. L’année précédente, Labienus avait essayé sans succès de le faire assassiner. Il était depuis devenu méfiant. César ne voyait plus de cités préparer une révolte mais il se méfiait encore. Il répartit son armée sur plusieurs points et alla ravager les terres d‘Ambiorix. Il envoya aussi Labienus chez les Trévires que le voisinage des Germains rendait particulièrement belliqueux.

 

Le picton Durat, toujours fidèle à Rome, apprit au légat Caninius que des ennemis approchaient. Le légat marcha sur Lemonum où Durat était assiégé par Dumnac, chef des Andes. Ses forces étant insuffisantes pour engager le combat, Caninius se retrancha. Le légat Fabius apprit ce qui se passait et partit lui aussi au secours de Durat. Dumnac battit en retraite. Fabius se dirigea vers le pont par lequel les Andes voulaient retraverser la Loire. Les cavaliers romains s’emparèrent d’un important butin. Le lendemain, Fabius envoya sa cavalerie harceler Dumnac. Les Gaulois résistèrent courageusement. Mais, quand les légions apparurent à leur tour, ils furent pris de panique. 2000 hommes furent recueillis par le sénon Drappès qui recrutait des bandes de malfaiteurs. Apprenant qu’il marchait contre la Province romaine avec le cadurque Luctère, Caninius les poursuivit. Fabius marcha contre les Carnutes qui avaient combattu aux côtés de Dumnac. Ils se soumirent. Les Armoricains en firent autant. Et Dumnac vécut désormais en proscrit errant.

 

Drappès et Luctère se fixèrent chez les Cadurques. Ils occupèrent Uxellodunum. Caninius réalisa que la place était très forte. Il entreprit d’assiéger la ville. Les habitants, qui se souvenaient de ce qui s’était passé à Alésia, rassemblèrent un important ravitaillement pour pouvoir résister. Caninius avait des effectifs insuffisants. Il attaqua pourtant et massacra les fourrageurs de Luctère. Il attaqua ensuite les troupes restées au camp avec Drappès. Ce fut une victoire complète pour les Romains. Après cela, Caninius reprit son siège. Il fut rejoint par Fabius et ses troupes. César, laissant des forces chez les Bellovaques, entreprit lui aussi de visiter plusieurs peuples. Chez les Carnutes, il demanda qu’on lui livre le chef Gutuater qui avait organisé la dernière révolte. Celui-ci fut battu à mort.

 

Apprenant la résistance d’Uxellodunum, César, qui craignait le mauvais exemple, rejoignit rapidement ses légats. Les Gaulois savaient que ses pouvoirs expiraient à la fin de l’été. Il entreprit de priver d’eau les assiégés. L’accès à la rivière fut interdit. Une source située au pied des remparts fut également rendue inaccessible. Les assiégés envoyèrent des tonneaux de poix enflammés contre les retranchements romains et tentèrent une sortie. Le combat fut acharné. César fit mine alors d’attaquer la ville. Les combattants gaulois rentrèrent aussitôt vers leurs défenses et les légionnaires purent lutter contre l’incendie. Quand les mines romaines tarirent enfin complètement la source, les insurgés envoyèrent des négociateurs. D’habitude clément, César voulut faire un exemple définitif pour impressionner les Gaulois. Il fit couper les mains des insurgés. Drappès se laissa mourir de faim. Luctère s’était réfugié auprès de l’arverne Epasnacte qui le livra à César.

 

Pendant ce temps, Labienus remportait une victoire éclatante contre les Trévires et les Germains. Voyant que la Gaule était enfin complètement soumise, César se rendit avec deux légions en Aquitaine. Tous les peuples de la région s’empressèrent de se soumettre et de lui envoyer des otages. Il laissa ensuite les légats mettre les troupes en quartiers d’hiver. Quatre légions restèrent en Belgique. Deux autres allèrent chez les Héduens. Deux encore allèrent chez les Turons. Deux enfin se rendirent chez les Lémovices. César lui-même se dirigea vers Narbonne pour régler certaines affaires puis passa l‘hiver à Némétocenna en Belgique. Là il apprit que Comme continuait à se livrer à des brigandages. C. Volusenus Quadratus, préfet de cavalerie, fut envoyé à sa poursuite. Après avoir un jour réussi à blesser gravement le préfet romain, Comme accepta enfin de se soumettre. Par sa politique pendant l’hiver, César maintint la paix en Gaule. A la fin de l’hiver, il partit rapidement pour l’Italie où il reçut un accueil empressé. Il retourna ensuite à Némétocenna et envoya les légions chez les Trévires. Labienus reçut le commandement de l’Italie du nord avec mission de travailler à la candidature de César au consulat. Pendant ce temps, des manœuvres hostiles à César se déroulaient en Italie même.

 

Peuples gaulois et germains cités par César

 

Allobroges: peuple gaulois qui vivait dans la Savoie et le Dauphiné actuels. Sa ville principale était Vienne, au bord du Rhône, dans le département actuel de l’Isère. Les Allobroges étaient soumis aux Romains depuis leur défaite de 121 av.JC.

Ambarres: peuple gaulois de la vallée du Rhône.

Ambiens: peuple belge qui vivait au bord de la Somme. Sa principale ville était Samarobriva (Amiens).

Ambiliates: peuple gaulois qui vivait au sud de la Loire.

Ambivarètes: peuple belge installé à l’ouest de la Meuse.

Ancalites: peuple britannique.

Andes: peuple gaulois qui vivait à l’emplacement de l’actuel département du Maine et Loire. Sa principale ville était l’actuelle Angers (Civitas Andecavorum).

Arvernes: peuple gaulois d’Auvergne. Sa principale ville était Gergovie, vraisemblablement dans les environs de l’actuelle Clermont-Ferrand, dans le Puy de Dôme.

Atrébates: peuple belge vivant entre l’Escaut et la Somme. Sa principale ville était Nemetocenna (Arras).

Atuatuques: peuple germanique arrivé en Gaule avec les Cimbres et les Teutons à la fin du IIème siècle av. JC., établi sur la Meuse entre Namur (actuelle Belgique) et Maastricht (actuels Pays-Bas).

Aulerques: nom de plusieurs tribus gauloises. On distingue:

  • les Aulerques Eburovices (Evreux, département de l’Eure)

  • les Aulerques Diablintes (département de la Mayenne)

  • les Aulerques Cenomanes (département de la Sarthe)

  • les Aulerques Brannovices (clients des Héduens).

Ausques: peuple aquitain qui vivait dans l’actuel département du Gers. Sa principale ville était Climberrum (Auch).

Bellovaques: peuple belge établi entre la Seine, la Somme et l’Oise. Sa principale ville était Bratuspantium (Beauvais ?).

Bibroques: tribu britannique du bassin de la Tamise.

Bigerrions: peuple aquitain établi en Bigorre. Sa ville principale était Turba (actuelle Tarbes, dans le département des Hautes-Pyrénées).

Bituriges Cubes: peuple gaulois vivant entre Berry, Bourbonnais et Touraine. Sa principale ville était Avaricum (actuelle Bourges, dans le département du Cher). C’est d’eux que parle César.

Il existait également le peuple des Bituriges Vibisques, peuple aquitain établi sur la rive gauche de la Garonne vers la ville de Burdigala (Bordeaux).

Boïens: peuple venu à l’origine de Gaule, puis installé en Italie du nord où il fut longtemps rebelle à l’autorité romaine. Les Boiens combattirent Rome aux côtés du chef carthaginois Hannibal. Finalement vaincus, ils allèrent s’installer en Europe centrale où ils furent exterminés. Leur nom est à l’origine du mot Bohême. Un groupe de Boiens s’était installé aux côtés des Helvètes. C’est de ce groupe qu’il est question chez César.

Cadurques: peuple gaulois qui vivait à l’emplacement de l’actuel département du Lot. Sa ville principale était Divona (Cahors).

Calètes: peuple belge qui vivait à l’embouchure de la Seine, dans le pays de Caux (Lillebonne).

Carnutes: peuple gaulois installé de part et d’autre de la Loire, sur le territoire des départements actuels d’Eure et Loir, de Loir et Cher et du Loiret. Sa principale ville était Cenabum (Orléans).

Casses: peuple britannique.

Caturiges: peuple gaulois dont le territoire correspondait au département actuel des Hautes-Alpes. Sa principale ville était Eburodunum (Embrun).

Cénimagnes: peuple britannique.

Centrons: peuple alpin qui vivait vers le col du Petit St Bernard (à la frontière actuelle entre la France et l’Italie).

Cérèses: peuple belge.

Chérusques: peuple germanique.

Cimbres: peuple germanique qui avait envahi la Gaule au IIème siècle av. JC avec les Teutons et qui avait été battu par les Romains en 101 av.JC dans le nord de l’Italie.

Cocosates: peuple aquitain vivant sur le golfe de Gascogne entre les Landes et la Gironde.

Condruses: peuple belge qui vivait sur les bords de la Meuse entre Liège et Dinant, en Belgique actuelle (Huy).

Coriosolites: peuple d’Armorique dont le territoire se trouvait sur l’actuel département des Côtes d’Armor.

Eburons: peuple belge d’origine germanique qui vivait au bord de la Meuse, vers Liège, en Belgique actuelle.

Elusates: peuple aquitain dont le territoire correspondait à l’actuel département du Gers.

Esuviens: peuple gaulois qui vivait sur le territoire de l’actuel département de l’Orne.

Gabales: peuple gaulois qui vivait sur le territoire de l’actuel département de la Lozère.

Garunnes: peuple aquitain installé au sud de l’actuel département de Haute-Garonne.

Gates: peuple aquitain installé au confluent du Gers et de la Garonne.

Geidumnes: peuple belge tributaire des Nerviens.

Graïocèles: peuple alpin qui vivait vers le mont Cenis, dans la vallée de la Maurienne (actuel département de la Savoie).

Grudiens: tribu gauloise dépendant des Nerviens

Harudes: peuple germanique originaire du Jütland (Danemark actuel) et venu s’installer entre le lac de Constance, le Rhin et le Danube, donc dans le sud de l’Allemagne actuelle.

Héduens: peuple gaulois qui vivait dans les départements actuels de la Saône et Loire, de la Nièvre et dans le sud de la Côte d’Or. Ses villes étaient Bibracte, Cavillonum (Chalon sur Saône) et Matisco (Mâcon).

Helvètes: peuple celte qui vivait entre le Rhin, le Rhône et le lac Léman, c’est-à-dire dans une partie de la Suisse actuelle (qui s’appelle officiellement la Confédération Helvétique).

Helviens: peuple de Gaule Narbonnaise, dans la région du Vivarais (actuel département de l’Ardèche).

Latobriges: peuple qui vivait au sud de l’Allemagne actuelle, dans les environs de Donaueschingen, vers la source du Danube.

Lémovices: peuple gaulois qui vivait dans les départements actuels de la Haute-Vienne, de la Creuse et de la Corrèze.

Leuques: peuple gaulois établi autour de l’actuelle Toul (département de Meurthe et Moselle, en Lorraine).

Lévaques: peuple belge.

Lexoviens: peuple gaulois qui vivait à l’ouest de la Seine (Lisieux, dans l’actuel département du Calvados).

Lingons: peuple gaulois qui vivait dans les départements actuels de la Haute-Marne, de l’Aube, de l’Yonne et de la Côte-d’Or.

Mandubriens: petit peuple gaulois surtout connu par sa capitale, Alésia.

Marcomans: peuple germanique.

Ménapes: peuple belge vivant entre la Meuse et l’Escaut.

Morins: peuple côtier belge vivant dans l’actuel département du Pas de Calais. Sa principale ville était Portus Itius (Boulogne sur Mer).

Namnètes: peuple gaulois installé entre la Vilaine et l’embouchure de la Loire. Sa principale ville était Condivicnum (Nantes).

Nantuates: peuple gaulois installé au sud-ouest de la Suisse actuelle, près du lac Léman, dans les cantons de Vaud et du Valais. Sa principale ville était Tarnaia (St Maurice en Valais).

Némètes: peuple germanique (Spire, en Rhénanie-Palatinat, dans l’Allemagne actuelle).

Nerviens: peuple belge des provinces du Hainaut, du Brabant et de la Flandre orientale. Ses villes principales étaient Bagacum (Bavay) et Camaracum (Cambrai) dans l’actuel département français du Nord.

Nitiobriges: peuple aquitain des bords de la Garonne. Sa principale ville était Agennum (Agen dans le département du Lot et Garonne).

Osismes: peuple gaulois d‘Armorique correspondant à l’actuel département du Finistère.

Parisiens: peuple gaulois, au bord de la Seine, dont la principale ville est Lutèce.

Pémanes: peuple belge, à l’est de la Meuse.

Pictons: peuple gaulois au sud de la Loire, sur les actuels départements français de Vendée, des Deux-Sèvres et de la Vienne. Sa principale ville était Lemonum (Poitiers).

Pleumoxiens: peuple belge, sur la rive gauche de la Meuse.

Ptianiens: peuple aquitain, entre Pau et Orthez dans l’actuel département des Pyrénées Atlantiques.

Rauraques: peuple belge de la rive gauche du Rhin, à l’emplacement du département français du Haut-Rhin et des cantons suisses de Bâle, Berne et Soleure.

Redons: peuple gaulois qui vivait à l’emplacement de l’actuel département de l’Ille et Vilaine (Redones => Rennes).

Rèmes: peuple belge qui vivait sur le territoire des actuels départements français de la Marne et des Ardennes. Sa principale ville était Durocorturum (Reims).

Ruthènes: peuple gaulois qui vivait sur le territoire des actuels départements français de l’Aveyron et du Tarn-et-Garonne.

Santons: peuple gaulois qui vivait sur le territoire de l’actuel département français de la Charente-Maritime. Leur ville principale s’appelait Mediolanum (Saintes).

Sédunes: peuple helvète de la vallée du Rhône qui vivait dans l’actuel canton suisse du Valais (Sion).

Sédusiens: peuple germanique.

Sègnes: peuple gaulois ou germanique.

Ségontiaques: peuple britannique (comté du Hampshire).

Ségusiaves: peuple gaulois qui vivait dans la région entre le Rhône et la Saône.

Sénons: peuple gaulois qui vivait entre la Loire et la Marne, sur le territoire des actuels départements français de l’Yonne, de la Marne, du Loiret, de la Seine-et-Marne et de l’Aube; leur ville principale était Agedincum (Sens).

Séquanes: important peuple gaulois qui vivait dans les actuels département français du Jura, du Doubs, de la Haute-Saône et du Haut-Rhin.

Sibuzates: tribu aquitaine de l’actuel pays basque français.

Sotiates: peuple aquitain qui vivait sur le territoire de l’actuel département français de la Gironde.

Suessions: peuple belge qui vivait entre la Marne et l’Oise (Soissons).

Suèves: peuple germanique, le plus puissant au temps de César.

Sugambres: peuple germain.

Tarbelles: peuple aquitain de la côte atlantique. Sa principale ville était l’actuelle Dax, dans le département français des Landes.

Tarusates: peuple aquitain. Sa principale ville était Atura (Aire-sur-Adour, dans l‘actuel département français des Landes).

Tenctères: peuple germain de la rive droite du Rhin.

Teutons: peuple germain qui avait attaqué Rome en 113 av. JC en compagnie des Cimbres et qui avait été vaincu en 101.

Tigurins: peuple helvète de la région de Zurich, dans le nord de la Suisse actuelle.

Tolosates: peuple de la Gaule Narbonnaise, déjà soumis à Rome avant l’arrivée de César.

Trévires: peuple belge d‘origine germanique installé dans le sud-est des Ardennes.

Triboques: peuple germain qui s’installe au voisinage des Trévires

Trinovantes: peuple britannique qui vivait dans les comtés actuels de l’Essex et du Suffolk.

Tulinges: peuple soit celte soit germanique qui vivait sur la rive droite du haut Rhin, voisin des Helvètes.

Turons: peuple gaulois qui vivait au bord de la Loire et qui a donné son nom à la ville de Tours (département d’Indre et Loire).

Ubiens: peuple germain de la région de Cologne, sur le Rhin, en Allemagne actuelle.

Unelles: peuple gaulois qui vivait dans la péninsule du Cotentin (actuel département français de la Manche).

Usipètes: peuple germain de la rive droite du Rhin.

Vangions: peuple germain qui vivait dans l’ouest de l’Allemagne actuelle, sur la rive gauche du Rhin (Worms).

Véliocasses: peuple belge qui vivait aux environs de Rouen (actuel département français de Seine Maritime, en Normandie).

Vénètes: peuple de la Gaule celtique qui vivait sur le territoire de l’actuel département du Morbihan (Vannes).

Véragres: montagnards gaulois du Valais, dans le sud de la Suisse actuelle, autour de la ville d’Octodurus (actuellement Martigny).

Verbigènes: peuple helvète qui vivait dans la région de Baden-Baden, dans le sud-ouest de l’Allemagne actuelle.

Viromandues: peuple de la Gaule belgique (région actuelle du Vermandois, dans le département de l’Aisne).

Vocates: peuple de la Gaule aquitaine.

Voconces: peuple de la Gaule Narbonnaise qui vivait sur un territoire situé entre les Alpes et le Rhône (la ville actuelle de Vaison-la-romaine pourrait avoir été leur centre).

Volques Arécomiques: peuple qui vivait en Gaule Narbonnaise, c’est-à-dire dans les actuels départements de l’Hérault et du Gard.

Volques Tectosages: peuple gaulois qui vivait sur le territoire des actuels départements de l’Ariège, de l’Aude et des Pyrénées orientales.

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