Xerxès envahit la Grèce

L'attaque contre Sardes avait irrité Darius contre les Athéniens. Marathon l'aigrit davantage. Il ordonna aux villes de ses Etats de fournir plus de troupes, de chevaux, de vivres et de navires qu'à la première expédition. L'empire s'agita pendant trois ans. La quatrième année, on apprit que les Egyptiens s'étaient révoltés. Lorsque Darius fut prêt à partir contre les Egyptiens et les Athéniens, il s'éleva des contestations entre ses fils parce que les lois interdisent au roi d'entreprendre une expédition sans avoir désigné son successeur. Avant d'être roi, Darius avait trois enfants d'une première femme. Après être monté sur le trône, il en avait eu quatre autres d'Atossa, la fille de Cyrus. Artobazanès était l'aîné des enfants de la première femme et Xerxès de ceux de la seconde. Ils se disputaient la couronne. Artobazanès croyait y avoir droit parce qu'il était l'aîné. Xerxès rappelait que sa mère était fille de Cyrus à qui les Perses devaient leur liberté. Darius ne s'était pas encore prononcé lorsque Démarate, qui avait quitté Sparte après avoir perdu le pouvoir, arriva à Suse. Il conseilla à Xerxès d'ajouter qu'il était né alors que Darius était roi alors qu'Artobazanès était venu au monde quand Darius n'était rien. Il ajoutait qu'à Sparte un fils né après l'avènement du père à la couronne prenait le pas sur les autres enfants. Darius trouva ces raisons valables et nomma Xerxès son successeur.

Darius mourut l'année qui suivit la révolte de l'Egypte après un règne de trente-six ans, sans avoir eu la satisfaction de punir les Egyptiens et de se venger des Athéniens. Xerxès lui succéda. Il n'avait aucune envie de faire la guerre en Grèce mais son cousin Mardonios, qui avait beaucoup d'ascendant sur lui, le poussa à se venger d'Athènes sitôt matée la révolte égyptienne. Il disait que l'Europe était un beau pays où on trouvait toutes sortes d'arbres fruitiers et que le roi seul méritait de la posséder. Mardonios était avide de nouveautés et convoitait le gouvernement de la Grèce. D'autres événements contribuèrent à persuader le roi. Des ambassadeurs vinrent de la part des Aleuades, rois de Thessalie, inviter Xerxès à marcher contre la Grèce. Les Pisistratides tenaient le même langage, appuyés par le devin Onomacrite avec lequel ils s'étaient réconciliés. Il avait été chassé d'Athènes parce qu'on l'avait surpris falsifiant un oracle. A Suse, il disait à au roi qu'il était écrit dans les destinées qu'un Perse relierait les deux bords de l'Hellespont par un pont. C'est ainsi qu'Onomacrite, les Pisistratides et les Aleuades poussèrent Xerxès à faire la guerre aux Grecs. Il commença par les Egyptiens révoltés. Il les attaqua la deuxième année après la mort de Darius. Lorsqu'il les eut soumis, il leur donna pour gouverneur son frère Achéménès qui fut tué plus tard par le Libyen Inaros, fils de Psammétique.

L'Egypte soumise, Xerxès convoqua les dignitaires perses pour les instruire de ses volontés. Après avoir construit un pont sur l'Hellespont, il voulait traverserai l'Europe pour se rendre en Grèce et venger les Perses des insultes des Athéniens en réduisant Athènes en cendres. S'il soumettait les Grecs, la Perse n'aurait plus d'autre borne que le ciel et il ferait de la terre un seul empire. Mardonios abonda dans son sens. Comme exemple de la folie des Grecs, il demanda pourquoi des gens qui parlaient la même langue ne pouvaient pas s'entendre au lieu de se faire la guerre entre eux. Artabane, un oncle de Xerxès, intervint à son tour. Il avait conseillé à Darius, son frère, de ne pas faire la guerre aux Scythes. Le roi ne l'avait pas écouté et l'expédition avait échoué. Xerxès, lui, se disposait à marcher contre des hommes plus braves et plus habiles que les Scythes sur terre comme sur mer. Il ne fallait pas oublier que les Athéniens seuls avaient défait la puissante armée qui était entrée en Attique sous la conduite de Datis et d'Artaphrénès. S'ils battaient la flotte perse et détruisaient le pont sur l'Hellespont, l'armée royale serait en danger. Les Grecs ne méritaient pas qu'on en parle avec mépris. S'il fallait absolument leur faire la guerre, le roi devait rester en Perse. Artabane proposa qu'on le tue, lui et ses enfants, si l'expédition réussissait. Dans le cas contraire, il fallait que la famille de Mardonios subisse le même sort.

Ce discours mit Xerxès en fureur. Il accusa Artabane de lâcheté et décida de le laisser en Perse avec les femmes. Pour lui, il n'était plus possible de reculer mais, quand la nuit fut venue, les paroles d'Artabane commencèrent à l'inquiéter. Il réfléchit et admit qu'il était dangereux d'entreprendre une expédition contre la Grèce. Puis il s'endormit et rêva qu'un homme d'une grande taille lui disait qu'il avait tort de changer d'avis. Au jour, Xerxès annonça à son conseil qu'il renonçait à l'expédition en Grèce. Les Perses en furent ravis. La nuit suivante, le fantôme se présenta de nouveau à Xerxès pendant son sommeil et lui reprocha de n'avoir pas tenu compte de ses paroles. Effrayé, Xerxès appela Artabane et lui raconta tout. Il lui proposa aussi d'échanger leurs vêtements et leurs lits pour qu'Artabane voie lui aussi le fantôme. Artabane obéit tout en expliquant que les songes provenaient simplement des pensées dont on s'était occupé pendant le jour. Il mit les habits de Xerxès, s'assit sur son trône et se coucha ensuite dans son lit. Quand il fut endormi, le fantôme vint le trouver, lui reprocha de s'opposer aux projets de Xerxès et le menaça. Artabane poussa un cri, se leva avec précipitation, alla trouver Xerxès et, après lui avoir tout raconté, lui dit que visiblement les dieux voulaient qu'il attaque la Grèce. Dès l'aube, Xerxès communiqua aux Perses le songe qu'il avait eu et Artabane appuya sa décision. Xerxès eut une troisième vision. Sa tête était couronnée d'un olivier dont les branches couvraient toute la terre.

On mit quatre ans, après la soumission de l'Egypte, à se préparer. On se mit en marche la cinquième année. De toutes les expéditions, ce fut la plus considérable. Parmi les peuples de l'empire, les uns fournirent des navires, les autres de l'infanterie, d'autres de la cavalerie, d'autres enfin donnèrent des vivres. Le mont Athos ayant laissé de mauvais souvenirs, on envoya des troupes pour le percer avec l'aide des habitants. Boubarès et Artachaiès dirigeaient l'opération. L'Athos est une montagne qui forme une péninsule. Sur l'isthme, il y a la ville grecque de Sané. Il y en a d'autres dans la montagne. Le roi de Perse entreprit de les séparer du continent. On divisa le terrain et les barbares se le partagèrent par nations. Certains creusaient, d'autres, sur des échelles, se passaient la terre de main en main jusqu'à ceux qui étaient en haut. Les bords du canal s'éboulèrent, sauf dans la partie confiée aux Phéniciens. Cela devait arriver parce que le canal était aussi large en haut qu'en bas. Les Phéniciens montrèrent de l'ingéniosité. Dans leur partie, ils firent une ouverture deux fois plus large que le fond qui était égal à l'ouvrage des autres nations. Ils transformèrent aussi une prairie en marché.

Xerxès fit surtout percer le mont Athos par orgueil. On aurait pu transporter les navires d'une mer à l'autre par-dessus l'isthme. Mais il préféra faire creuser un canal assez large pour que deux trirèmes puissent y voguer de front. Les troupes chargées de creuser avaient aussi ordre de construire des ponts sur le Strymon. Le roi fit préparer pour ces ponts des cordages de papyrus et de filasse par les Phéniciens et les Egyptiens et apporter des vivres pour l'armée. Il avait commandé d'en transporter de partout sur des navires de charge. La plupart furent portées sur la côte de Thrace appelée Leucé Acté. On en envoya à Tyrodyza chez les Périnthiens, à Doriscos, à Eion sur le Strymon, et en Macédoine. Pendant ces travaux, Xerxès partit avec l'armée de terre de Cappadoce et se mit en marche pour Sardes. Ayant passé l'Halys, les Perses traversèrent la Phrygie et arrivèrent à Célènes, où sont les sources du Méandre et du Catarractès. Celui-ci prend sa source sur la place de Célènes et se jette dans le Méandre. On voit dans la citadelle la peau du Silène Marsyas. Elle y fut suspendue par Apollon après que ce dieu l'eut écorché. Le Lydien Pythios reçut Xerxès avec magnificence et lui offrit de l'argent pour les frais de la guerre. Le roi demanda qui était ce Pythios pour faire de pareilles offres. On lui répondit que c'était l'homme le plus riche après lui. Xerxès demanda ensuite à Pythios quelles étaient ses richesses. Il répondit qu'il avait deux mille talents en argent et quatre millions de statères dariques en or. Il lui fit présent de ces richesses, ne se réservant que ses esclaves et ses terres. Xerxès lui offrit son amitié et lui laissa sa fortune, qu'il augmenta même.

Le roi se remit en marche. Il arriva à Colosses, grande ville de Phrygie. Le Lycos y disparaît dans un gouffre d'où il sort à cinq stades de la ville pour se jeter dans le Méandre. L'armée passa ensuite en Lydie. Là, la route se divise. A gauche, elle mène en Carie. A droite, elle va à Sardes en traversant le Méandre et en passant près de Callatébos où on fait du miel avec du tamaris et du blé. Sur cette route, Xerxès trouva un platane qui lui parut si beau qu'il le fit orner d'or et qu'il en confia la garde à un Immortel. Le deuxième jour il arriva à Sardes. Aussitôt, il envoya des hérauts en Grèce, sauf à Athènes et à Sparte, pour demander la terre et l'eau. Il pensait que ceux qui les avaient autrefois refusées à Darius, effrayés, ne manqueraient pas de les lui offrir. Pendant qu'il se disposait à partir pour Abydos, on travaillait à construire le pont sur l'Hellespont. En Chersonèse, entre Sestos et Madytos, une presqu'île s'avance dans la mer en face d'Abydos. C'est là que Xanthippe, général athénien, prit, plus tard, le perse Artayctès, gouverneur de Sestos, et le crucifia parce qu'il avait mené des femmes dans le temple de Protésitas à Eléonte.

Ceux que le roi avait chargés des ponts commencèrent du côté d'Abydos et continuèrent jusqu'à cette côte, les Phéniciens attachant des vaisseaux avec des cordages de lin et les Egyptiens se servant de cordages de papyrus. D'Abydos à la côte opposée, il y a sept stades. Les ponts achevés, une tempête rompit les cordages et brisa les vaisseaux. A cette nouvelle, Xerxès, dans sa colère, fit donner trois cents coups de fouet à l'Hellespont et décapiter les responsables de la construction. Il prit d'autres entrepreneurs qui attachèrent ensemble trois cent soixante navires d'un côté et de l'autre trois cent quatorze. Les premiers présentaient le flanc au Pont-Euxin et les autres, du côté de l'Hellespont, répondaient au courant de l'eau afin de tenir les cordages tendus. Les navires ainsi disposés, on jeta de grosses ancres pour résister aux vents. On laissa aussi trois passages libres entre les pour les petits bâtiments qui voudraient passer. Ce travail fini, on tendit les câbles, on posa sur le tout des planches qu'on couvrit de terre et on plaça de chaque côté une barrière pour que les chevaux ne soient pas effrayés par la mer.

Cela fait, Xerxès se mit en marche. Il partit de Sardes au début du printemps de Sardes. Tandis qu'il était en route, il y eut une éclipse. Le roi, inquiet de ce prodige, consulta les mages qui lui dirent que le dieu annonçait la ruine des Grecs parce que le soleil les représentait et la lune les Perses. Enchanté, il se remit en marche. Mais le lydien Pythios, effrayé, vint le trouver et demanda que son fils aîné puisse rester avec lui alors que les quatre autres partaient à la guerre. Indigné. Xerxès fit chercher l'aîné des fils de Pythios et le fit couper en deux. On mit une moitié à droite du chemin par où devait passer l'armée et l'autre à gauche.

Les bagages passèrent les premiers, suivis de troupes de toutes les nations, pêle-mêle, faisant plus de la moitié de l'armée, séparées par un grand intervalle du corps d'armée où était le roi. En tête de ce corps, il y avait mille cavaliers et mille fantassins d'élite, la pique pointe en bas. Venaient ensuite dix chevaux sacrés néséens, ainsi nommés parce qu'ils viennent de la plaine de Néséon en Médie. Paraissait ensuite le char sacré de Zeus, traîné par huit chevaux blancs. On voyait ensuite Xerxès sur un char attelé de chevaux néséens. Selon son humeur, il passait de ce char à une voiture couverte. Il était suivi de mille fantassins armés de piques, la pointe en haut. C'étaient les plus nobles des Perses. Après eux marchaient mille cavaliers d'élite, suivis de dix mille fantassins. Mille avaient des grenades d'or à la pointe de leur pique et entouraient les neuf mille autres qui portaient des grenades d'argent. Ceux qui marchaient la pique baissée avaient aussi des grenades d'or mais ceux qui venaient après Xerxès portaient des pommes d'or. Ces dix mille hommes étaient suivis de dix mille cavaliers perses. Entre ce corps de cavalerie et le reste des troupes qui marchaient sans ordre, il y avait un intervalle de deux stades.

L'armée entra en Mysie. Elle alla du Caïque à la ville de Caréné, continua par la plaine de Thèbes, passa près d'Atramyttion, pénétra en Troade et campa au pied du mont Ida. Il survint un orage si affreux qu'il périt beaucoup de monde. De là, l'armée vint camper sur les bords du Scamandre. Ce fut la première rivière, depuis Sardes, dont l'eau ne put suffire aux hommes et aux bêtes. Dès son arrivée, Xerxès monta à la citadelle de Priam. Après l'avoir visitée, il immola mille bœufs à Athéna et les mages firent des libations en l'honneur des héros du pays. Arrivé à Abydos, Xerxès voulut voir toutes ses troupes. Depuis un tertre, il contempla son armée de terre et sa flotte. Il souhaita ensuite assister à un combat naval. Les Phéniciens de Sidon remportèrent la victoire. Xerxès demanda à Artabane si, à ce spectacle, il lui conseillait toujours la prudence. Artabane répondit qu'il craignait encore la terre et la mer. En cas de tempête, il n'y avait pas de port assez vaste pour contenir la flotte et, sur terre, les conquêtes risquaient d'entraîner la famine. Xerxès lui répondit que si on réfléchissait toujours autant on ne ferait jamais rien.

Artabane déconseilla alors de mener les Ioniens contre Athènes parce qu'il lui semblait injuste qu'ils contribuent à asservir leur métropole. Xerxès répondit qu'il était sûr d'eux et le renvoya à Suse. Le lendemain, les Perses attendirent le lever du soleil en brûlant des parfums et le chemin fut jonché de myrte. Au jour, Xerxès fit des libations et pria le soleil de détourner les accidents qui l'empêcheraient de soumettre l'Europe. Sa prière finie, il jeta la coupe dans l'Hellespont avec un cratère d'or et un sabre. Cette cérémonie achevée, on fit passer sur un pont l'infanterie et la cavalerie; et sur l'autre les bêtes de somme et les valets. Les dix mille Perses marchèrent les premiers, couronne en tête. Après eux venait le corps de troupes composé de toutes les nations. Le lendemain les cavaliers, et ceux qui portaient leurs piques la pointe en bas, passèrent les premiers. Après eux venaient les chevaux et le char sacrés, puis Xerxès lui-même, les piquiers et les mille cavaliers suivis du reste de l'armée. Les navires se rendirent au rivage opposé. Quand Xerxès fut en Europe, il regarda défiler son armée, ce qui dura sept jours et sept nuits. Il y eut un prodige dont Xerxès ne tint aucun compte. Une jument donna naissance à un lièvre.

Xerxès avança avec l'armée de terre tandis que sa flotte longeait le rivage. Il traversa la ville d'Agora. De là, tournant le golfe Mélas, il traversa le fleuve du même nom, continua vers l'ouest, passa le long du lac Stentoris et arriva à Doriscos. Doriscos est une plaine de Thrace arrosée par l'Hèbre. On y a bâti un château appelé Doriscos où les Perses entretenaient une garnison depuis l'expédition de Darius contre les Scythes. Ce lieu parut commode à Xerxès pour passer ses troupes en revue. Les capitaines rangèrent les navires sur le rivage au pied du château. L'armée de terre s'élevait à un million sept cent mille hommes. On assembla d'abord dix mille hommes et, les ayant fait se serrer, on les entoura d'une murette. Cela fait, on fit entrer d'autres troupes dans l'enceinte et puis d'autres, jusqu'à les avoir toutes comptées. Le dénombrement fait, on les rangea par nations.

Les Perses avaient des bonnets de feutre, des tuniques de diverses couleurs, des cuirasses de fer en écailles de poissons et de longs hauts-de-chausses qui leur couvraient les jambes. Ils portaient un bouclier, un carquois, des javelots, de grands arcs et un poignard à la ceinture. Ils étaient commandés par Otanès, beau-père de Xerxès. Les Mèdes étaient équipés de la même manière et suivaient l'Achéménide Tigranes. Les Cissiens étaient armés comme les Perses mais portaient des turbans. Anaphès les commandait. Les Hyrcaniens avaient la même armure. Leur chef était Mégapanos.

Les Assyriens avaient des casques de bronze. Ils avaient des boucliers, des javelots et des poignards semblables à ceux des Egyptiens plus des massues hérissées de fer et des cuirasses de lin. Les Chaldéens faisaient corps avec eux. Tous étaient commandés par Otaspès. La coiffure des Bactriens ressemblait à celle des Mèdes. Ils avaient des arcs en roseau et des poignards courts. Les Saces, qui sont Scythes, avaient des bonnets pointus, des hauts-de-chausses, des arcs, des poignards et des haches. Hystaspe, fils de Darius, était leur chef.

Les Indiens avaient des habits faits à partir des arbres et des arcs en roseau. Ils servaient sous Pharnazathrès. Les arcs des Ariens ressemblaient à ceux des Mèdes et leur armure à celle des Bactriens. Leur chef était Sisamnès. Les Parthes, les Chorasmiens, les Sogdiens, les Gandariens et les Dadisques étaient armés comme les Bactriens. Artabaze commandait les Parthes et les Chorasmiens, Azanès les Sogdiens et Artyphios les Gandariens et les Dadisques. Les Caspiens étaient vêtus de peaux de chèvres. Ils avaient des arcs et des épées courtes. Ariomardos les commandait. Les Sarangéens avaient des habits de couleur vive. Leurs bottes montaient jusqu'aux genoux. Leurs arcs et leurs javelots étaient à la façon des Mèdes. Phérendatès était leur chef. Les Pactyies portaient aussi des peaux de chèvres et comme armes des arcs et des poignards. Ils étaient commandés par Artayntès. Les Outies, les Myces et les Paricaniens étaient armés comme les Pactyies. Arsaménès, fils de Darius, commandait les Outies et les Myces et Siromitrès les Paricaniens.

Les vêtements des Arabes étaient amples et retroussés par une ceinture. Ils portaient de longs arcs. Les Ethiopiens, vêtus de peaux de léopard et de lion, avaient des arcs de quatre coudées de long au moins et des flèches avec pour pointe une pierre aiguisée. Ils avaient aussi des javelots garnis d'une corne de gazelle et des massues. Quand ils vont au combat, ils se frottent la moitié du corps avec du plâtre et l'autre moitié avec du vermillon. Les Ethiopiens qui habitent au sud de l'Egypte et les Arabes étaient sous les ordres d'Arsamès, fils de Darius. Les Ethiopiens orientaux servaient avec les Indiens. Ils n'en différaient que par la langue et la chevelure. Ils ont les cheveux raides alors que les Libyens les ont crépus. Ils étaient armés comme les Indiens et avaient sur la tête des peaux de tête de cheval avec la crinière et les oreilles. Les oreilles se tenaient droites et la crinière leur servait d'aigrette. Des peaux de grues leur tenaient lieu de boucliers. Les Libyens avaient des habits en peau et des javelots durcis au feu. Ils étaient commandés par Massagès.

Les casques des Paphlagoniens étaient tressés, leurs boucliers et leurs piques étaient petits. Ils avaient des poignards. Leurs chaussures montaient à mi-jambe. Les Ligures, les Matiènes, les Mariandynes et les Syriens étaient armés comme eux. Dotos commandait les Paphlagoniens et les Matiènes, Gobryas, fils de Darius, les autres. Les Phrygiens étaient équipés comme les Paphlagoniens. Les Arméniens, qui dépendent des Phrygiens, aussi. Les uns et les autres étaient commandés par Artochmès, gendre de Darius. L'armure des Lydiens ressemblait à celle des Grecs. Les Mysiens avaient des casques à la façon de leur pays avec de petits boucliers et des javelots. Ils sont une colonie des Lydiens. Les uns et les autres avaient pour chef Artaphrénès. Les Thraces d'Asie avaient sur la tête des peaux de renards et pour habillement des tuniques et des robes amples de couleurs variées avec des brodequins de peaux de chevreuil. Ils avaient des javelots, des boucliers légers et des poignards. Bassacès les commandait.

Les Pisidiens portaient de petits boucliers de peaux de bœuf, des épieux, des casques de bronze avec des cornes et des panaches. Ils enveloppaient leurs jambes d'étoffes rouges. Les Cabales Méoniens étaient armés et vêtus comme eux. Les Milyens avaient de courtes piques, des habits attachés avec des agrafes, des casques de peau et certains avaient des arcs. Badrès commandait tous ces peuples. Les Mosques portaient des casques en bois, de petits boucliers et des piques. Les Tibaréniens, les Macrons et les Mossynèques étaient armés à la façon des Mosques. Ariomardos, fils de Darius, menait les Mosques et les Tibaréniens. Les Macrons et les Mossynèques étaient sous les ordres d'Artayctès. Les Mares portaient des casques tressés et de petits boucliers en cuir avec des javelots. Les habitants de Colchide avaient des casques en bois, de petits boucliers de peau, de courtes piques et des épées. Pharamineuse commandait les Mares et les Colchidiens. Les Alarodiens et les Saspires, armés comme les Colchidiens, obéissaient à Masistios. Les insulaires de la mer Erythrée, qui venaient des îles où le roi relègue ceux qu'il exile, équipés comme les Mèdes, avaient pour chef Mardontès.

Tels étaient les peuples qui formaient l'infanterie. Les chefs nommèrent des chiliarques et des myriarques qui nommèrent eux-mêmes des centeniers et des dizeniers. Ainsi les différents corps avaient à leur tête des officiers subalternes. Les chefs suprêmes étaient Mardonios, Tritantaichmès, le fils d'Artabane, Smerdoménès, tous deux cousins de Xerxès, Masistès, fils de Darius, Gergis et Mégabyze. Toute l'infanterie les reconnaissait pour chefs sauf les Dix Mille, corps d'élite commandé par Hydarnès. On les appelait Immortels parce que si l'un d'eux manquait, on en choisissait un autre à sa place. Ils étaient toujours dix mille. Les Perses surpassaient les autres troupes par la multitude de leurs ornements en or. Ils avaient avec eux des chariots pour leurs concubines et des domestiques richement vêtus. Telles étaient les troupes composant l'infanterie.

Les cavaliers perses étaient vêtus comme les fantassins. Les nomades Sagartiens, originaires de Perse et dont l'habillement ressemble à celui des Perses et des Pactyies, fournirent huit mille cavaliers. Ces peuples ne portent que des poignards. A la guerre, ils se servent de lassos en cuir avec lesquels ils attrapent un cheval ou un homme. Ils faisaient corps avec les Perses. Les cavaliers mèdes et cissiens étaient armés comme l'infanterie. Les Indiens avaient des chars tirés par des chevaux et des onagres. Les cavaliers bactriens, paricaniens et caspiens étaient armés comme les fantassins. Les Libyens avaient aussi des chariots. Les cavaliers arabes avaient des chameaux aussi rapides que les chevaux. Ces nations seules avaient fourni de la cavalerie. Elle se montait à quatre-vingt mille chevaux, sans compter les chameaux et les chariots. Les Arabes occupaient le dernier rang afin de ne pas effrayer les chevaux qui ne peuvent supporter les chameaux. Les frères Harmamithrès et Tithaios commandaient la cavalerie. Pharnouchès, leur collègue, était retenu à Sardes par un grave accident de cheval. Ses serviteurs avaient puni la bête en lui coupant les jambes.

La flotte comptait mille deux cent sept trirèmes. Les Phéniciens et les Syriens de Palestine en avaient donné trois cents. Les Phéniciens viennent des bords de la mer Erythrée et se sont établis sur les côtes de Syrie. Cette partie de la Syrie, avec tout le pays qui s'étend jusqu'à l'Egypte, s'appelle Palestine. Les Egyptiens avaient fourni deux cents navires. Les Chypriotes en avaient cent cinquante. Ils sont un mélange de nations différentes. Les uns viennent de Salamine et d'Athènes, les autres d'Arcadie, de Cythnos, de Phénicie et d'Ethiopie. Les Ciliciens amenaient cent vaisseaux. Les Pamphyliens trente. Ces peuples descendent de ceux qui, au retour de l'expédition de Troie, furent dispersés par la tempête avec Amphilochos et Calchas. Les Lyciens contribuaient de cinquante vaisseaux. Ils viennent de Crète. Les Doriens-Asiatiques donnèrent trente vaisseaux. Les Cariens en avaient soixante-dix et les Ioniens cent. Les Insulaires avaient donné dix-sept navires et les Eoliens soixante. Les Hellespontins, sauf ceux d'Abydos qui avaient ordre de garder les ponts, avaient équipé cent bateaux.

Les Perses, les Mèdes et les Saces combattaient sur ces vaisseaux dont les meilleurs étaient les phéniciens, surtout ceux de Sidon. Toutes ces troupes, ainsi que celles de terre, avaient des officiers de leur pays. La flotte avait pour chefs Ariabignès et Achéménès, tous deux fils de Darius, Prexaspe et Mégabaze. Les Ioniens et les Cariens étaient commandés par Ariabignès et les Egyptiens par Achéménès. Les deux autres généraux commandaient le reste de la flotte. Parmi les officiers de la flotte étaient Tétramnestos de Sidon, Matten de Tyr, Merbalos d'Arados, Syennésis de Cilicie, Cyberniscos de Lycie, Gorgos et Timonax, tous deux de Chypre, Histiée, Pigrès et Damasithymos de Carie. La princesse Artémise voulait être de l'expédition. Son fils étant en bas âge à la mort de son mari, elle avait pris les rênes du gouvernement. Elle était originaire d'Halicarnasse par son père et de Crète par sa mère. Elle commandait les gens d'Halicarnasse, de Cos, de Nisyros et de Calydna. Elle vint trouver Xerxès avec cinq navires, les mieux équipés de toute la flotte après ceux des Sidoniens et personne ne donna au roi de meilleurs conseils.

Le dénombrement achevé, et l'armée rangée en bataille, Xerxès eut envie d'en faire la revue. Monté sur son char, il parcourut l'une après l'autre toutes les nations, des premiers rangs jusqu'aux derniers, posa des questions, et ses secrétaires notaient les réponses. Il passa ensuite sur un navire sidonien et longea la flotte, posant aux capitaines les mêmes questions qu'aux officiers de l'armée de terre. La revue terminée, il envoya chercher Démarate et lui demanda si les Grecs oseraient résister. Démarate répondit que la Grèce avait toujours été élevée à l'école de la pauvreté. La tempérance et la sévérité des lois donnaient aux Grecs des armes contre la pauvreté et la tyrannie. Parlant seulement des Spartiates, il affirma qu'ils n'écouteraient jamais les propositions perses parce qu'elles tendaient à asservir la Grèce et qu'ils présenteraient la bataille même seuls, même peu nombreux. Xerxès, confiant dans la disproportion des forces, l'accusa de dire des sottises. Démarate répondit qu'il avait décrit les Spartiates tels qu'ils étaient. Pourtant ils l'avaient banni. En combat singulier, ils n'étaient inférieurs à personne. Réunis, ils étaient les plus braves de tous les hommes. La loi était pour eux un maître absolu. Ils obéissaient à ses ordres, et ses ordres leur interdisaient la fuite. Xerxès se mit à rire et renvoya Démarate.

Après cette conversation, le roi destitua le gouverneur que Darius avait établi à Doriscos et mit à la place Mascamès. Ce Mascamès était le seul à qui il envoyait tous les ans des présents parce qu'il était le plus brave de tous les gouverneurs. Artaxerxès, fils de Xerxès, se conduisit de même à l'égard de ses descendants. Avant l'expédition de Grèce, il y avait des gouverneurs en Thrace et dans toutes les places de l'Hellespont. Plus tard, ils en furent tous chassés, sauf Mascamès qui se maintint à Doriscos malgré les efforts des Grecs. De tous les gouverneurs que chassèrent les Grecs, Bogès, gouverneur d'Eion, est le seul qui ait conservé l'estime du roi. La place qu'il commandait étant assiégée par les Athéniens, on lui permit de se retirer en Asie. Mais il se défendit jusqu'à la dernière extrémité. Quand il n'eut plus de vivres, il fit élever un bûcher, tua ses enfants, sa femme, ses concubines et ses domestiques et les fit jeter dans le feu. Il sema ensuite dans le Strymon, par-dessus les murailles, tout ce qu'il y avait d'or et d'argent dans la ville, après quoi il se jeta lui-même au feu.

Xerxès, en partant de Doriscos, obligea tous les peuples qu'il rencontra sur sa route à l'accompagner. Tout le pays jusqu'en Thessalie était réduit en esclavage et payait tribut au roi. Au sortir de Doriscos, il passa d'abord près des places des Samothraciens, dont la dernière du côté de l'occident s'appelle Mésambria. Elle est près de Strymé qui appartient aux Thasiens. Le Lisos passe entre ces deux villes. Cette rivière ne put suffire aux besoins de l'armée et ses eaux furent épuisées. Ce pays appartient aux Cicones. Après avoir traversé le lit desséché du Lisos, il passa près de Maronée, de Dicée et d'Abdère, villes grecques. Il traversa le fleuve Nestos puis continua sa route. Xerxès passa près des villes grecques maritimes, les laissant sur la gauche. Les peuples de Thrace dont il traversa le pays sont les Paites, les Cicones, les Bistones, les Sapéens, les Derséens, les Edones et les Satres. Les habitants des villes maritimes le suivirent par mer et on força ceux qui occupaient le centre du pays à l'accompagner par terre, sauf les Satres qui n'ont jamais été soumis à personne. Ils habitent de hautes montagnes couvertes de neige et sont très braves. Ils ont l'oracle de Dionysos. Les Besses interprètent parmi ces peuples les oracles du dieu. Une prêtresse rend ces oracles et ses réponses sont pas aussi ambiguës que celles de la Pythie. Après avoir traversé ce pays, Xerxès passa près des places des Pières, ayant à sa droite le Pangée, montagne où il y a des mines d'or et d'argent qu'exploitent les Pières, les Odomantes et surtout les Satres.

Il passa ensuite le long des Péoniens, des Dobères et des Péoples qui habitent vers le nord au-dessus du mont Pangée, marchant toujours à l'ouest, jusqu'à ce qu'il arrive sur les bords du Strymon et à la ville d'Eion. Bogès en était gouverneur. Le pays aux environs du mont Pangée s'appelle Phyllide. Il s'étend à l'ouest jusqu'à la rivière d'Aggitès qui se jette dans le Strymon et au sud jusqu'au Strymon même. Les mages firent sur le bord de ce fleuve un sacrifice de chevaux blancs dont les entrailles présagèrent le succès. Les cérémonies magiques achevées, les Perses marchèrent vers les ponts sur le Strymon. Ayant appris que la région s'appelait les Neuf-Voies, ils y enterrèrent vifs autant de jeunes garçons et de jeunes filles du pays. Les Perses enterrent des personnes vivantes et Amestris, femme de Xerxès, parvenue à un âge avancé, aurait fait enterrer quatorze enfants des meilleures maisons de Perse, pour rendre grâce au dieu souterrain. L'armée passa près d'Argilos, ville côtière grecque. De là, elle traversa la plaine de Syléos et passa près de Stagire, ville grecque. Elle arriva ensuite à Acanthos. Les peuples maritimes l'accompagnèrent par mer et les autres le suivirent par terre. Voyant avec quelle ardeur les habitants d'Acanthos le secondaient et apprenant que le canal du mont Athos était achevé, il les félicita.

Tandis que Xerxès était à Acanthos, Artachaiès, qui avait présidé aux ouvrages du canal, mourut. C'était un achéménide et un colosse. Xerxès, affligé de cette perte, lui fit faire des funérailles. Toute l'armée éleva un tertre sur le lieu de sa sépulture et, par ordre d'un oracle, les Acanthiens lui offrent des sacrifices comme à un héros. Les Grecs qui reçurent l'armée furent réduits à une si grande misère qu'ils durent abandonner leurs maisons et s'expatrier. Les Thasiens avaient donné un festin au roi au nom des villes de la terre ferme. Antipatros, qui avait été choisi pour cela, dit qu'il avait dépensé quatre cents talents d'argent. Il en fut de même dans le reste des villes. Dès que les hérauts annonçaient les ordres du roi, les citoyens se partageaient entre eux les grains et ne s'occupaient, pendant plusieurs mois, qu'à les moudre et à en faire de la farine. On engraissait le plus beau bétail et on nourrissait toutes sortes de volailles afin de recevoir l'armée. On faisait aussi des coupes et des cratères d'or et d'argent. Ces préparatifs ne se faisaient que pour le roi même et ses convives. Au reste de l'armée on ne donnait que les vivres exigés. Partout où elle arrivait, on tenait prête une tente où Xerxès logeait. Les troupes campaient en plein air. L'heure du repas venue, ceux qui régalaient se donnaient beaucoup de mal et les conviés, après avoir bien soupé, passaient la nuit en cet endroit. Le lendemain ils arrachaient la tente, pillaient la vaisselle et les meubles, et emportaient tout sans rien laisser. Mégacréon d'Abdère conseilla aux Abdéritains de remercier les dieux de ce que Xerxès n'avait pas coutume de faire deux repas par jour. Autrement, il aurait fallu fuir ou être ruinés. Quoique accablés, ces peuples n'en exécutaient pas moins les ordres reçus.

Xerxès ordonna aux chefs de la flotte de l'attendre à Therma. Depuis Doriscos, les troupes de terre étaient partagées en trois corps. L'un, commandé par Mardonios et Masistès, marchait le long des côtes. Un autre, conduit par Tritantaichmès et Gergis, allait par le milieu des terres. Le troisième, où était Xerxès, marchait entre les deux autres sous les ordres de Smerdoménès et de Mégabyze. La flotte entra dans le canal creusé dans le mont Athos. Elle s'avança vers le golfe Thermaïque, doubla Ampélos, passa près des villes grecques de Toroné, Galepsos, Sermylé, Mécyberna et Olynthe où elle prit des navires et des troupes. Du promontoire Ampélos, elle coupa vers celui de Canastraion. Elle y prit aussi des vaisseaux et des troupes et cingla ensuite vers le lieu du rendez-vous. Enfin elle arriva à Therma où elle attendit le roi.

Pendant la marche, des lions attaquèrent les chameaux qui portaient les vivres. Ils n'attaquaient que les chameaux, sans toucher aux bêtes de charge ni aux hommes. Il y a dans ces régions beaucoup de lions et de bœufs sauvages aux très grandes cornes. On n'a jamais vu de lions en Europe sinon entre le Nestos et l'Achéloos. Xerxès fit camper l'armée à Therma. Voyant les hautes montagnes de Thessalie, l'Olympe et l'Ossa, et apprenant qu'il y avait entre ces montagnes un vallon par où coule le Pénée, avec un chemin qui mène en Thessalie, il voulut voir l'embouchure de ce fleuve. Il monta sur le navire sidonien dont il se servait toujours et put contempler l'embouchure du Pénée, il demanda aux guides si le fleuve avait une autre embouchure. La Thessalie était autrefois un lac entouré de montagnes. C'est un pays creux arrosé de nombreuses rivières qui descendent des montagnes. Les quatre principales s'unissent au Pénée qui traverse un vallon étroit et se jette dans la mer. Autrefois ce vallon n'existait pas et la Thessalie était une mer. les Thessaliens prétendent que Poseidon a fait ce vallon et c'est vraisemblable car c'est visiblement le résultat d'un tremblement de terre.

Les guides répondirent au roi que le Pénée n'avait que ce débouché mais il ne fut pas convaincu. Il retourna à Therma et séjourna aux environs de la Piérie tandis que ses troupes coupaient les arbres des montagnes de Macédoine pour ouvrir un passage à l'armée. Les hérauts qu'il avait envoyés en Grèce demander la terre et l'eau revinrent. Les peuples qui se soumettaient étaient tes Thessaliens, les Dolopes, les Enianes, les Perrhèbes, les Locriens, les Magnètes, les Maliens, les Achéens de Phthiotide, les Thébains et le reste des Béotiens, sauf ceux de Thespie et les Platéens. Les autres Grecs firent serment que les Grecs qui s'étaient donnés aux Perses sans y être forcés devraient donner au dieu de Delphes, après la victoire, le dixième de leurs biens.

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