Livre 44: 169-168 av. JC

Au début du printemps, le consul Marcius Philippus et cinq mille hommes débarquèrent près d'Ambracie et se dirigèrent vers la Thessalie. Le préteur C. Marcius Figulus, chef de la flotte, rejoignit l'escadre de Chalcis. Hostilius, en Thessalie, avait rétabli la discipline. Il remit son armée au consul.

(lacune)

le consul rappela aux soldats les crimes de Persée et ses outrages au peuple romain et il compara la force de Rome, maîtresse de l'univers, à celle de la Macédoine. Il arrêta ensuite son plan de campagne avec le chef de la flotte. On décida de partir tout de suite pour la Macédoine. On fit prendre un mois de vivres et l'armée se mit en marche. Persée fit fermer tous les passages puis sembla tomber dans une étrange irrésolution. Le consul décida de passer par le défilé voisin d'Ottolobus. Il détacha quatre mille hommes sous les ordres de son fils pour occuper les points stratégiques et l'armée suivit par un chemin difficile. L'avant-garde parvint néanmoins à se poster près du camp macédonien et le consul établit son camp sur une hauteur d'où on découvrait les ennemis et tout le pays jusqu'à la mer.

Les soldats voulaient se battre. Le consul leur fit prendre un jour de repos puis marcha sur l'ennemi et il y eut un combat de troupes légères. Cela recommença le lendemain mais les troupes ne pouvaient se déployer dans la montagne. Le consul persista. Sa position aurait été risquée face aux anciens rois de Macédoine mais Persée ne songeait ni à relever les troupes fatiguées ni à participer à l'action. Marcius, malgré ses soixante ans et son embonpoint, était un général actif. Il envoya un détachement ouvrir un chemin. La descente se fit dans d'énormes difficultés. Les éléphants renversaient leurs conducteurs et poussaient des cris qui effrayaient les chevaux. On trouva quand même le moyen de les faire avancer. On installait une plateforme en planches couvertes de terre, puis une autre un peu plus bas et ainsi de suite tant que dura la pente. L'éléphant s'avançait sur la plateforme, on coupait les poutres qui la soutenaient et il glissait jusqu'à la suivante. Les romains atteignirent la vallée. Le consul avoua qu'une poignée d'hommes auraient pu les exterminer. On arriva à une petite plaine. C'est là que parvint également, le lendemain, le corps d'armée de Popilius.

L'armée réunie atteignit la plaine sans voir l'ennemi et campa entre Héraclée et Libéthrum. Persée était au bain quand on lui annonça l'arrivée des romains. Il se mit à crier qu'il était perdu, donna des ordres contradictoires, laissa les passages ouverts à l'ennemi et fit charger sur sa flotte les statues d'or de Dion pour les transporter à Pydna. Ce qui aurait pu être folle témérité du consul parut un coup hardi. Si Persée avait résisté, les Romains n'auraient pu ni se retirer, ni recevoir de vivres. La route de gorges était occupé par les soldats macédoniens. Mais Persée, aveuglé par la peur, dégarnit les postes et se réfugia à Pydna. Le consul, enhardi par cette lâcheté, avança jusqu'à Dion. La ville avait été abandonnée. Continuant à avancer, il soumit Agassae, se contentant de prendre des otages pour se concilier le reste de la Macédoine. Finalement, il rebroussa chemin, faute de ravitaillement. Persée accusa ses généraux d'avoir livré aux Romains l'entrée de la Macédoine.

Le consul manquait seulement de vivres mais son départ fut mal interprété et l'ennemi reprit courage. Persée releva les fortifications de Dion et alla camper au bord de l'Elpée dont le lit encaissé devait lui servir de rempart. Marcius envoya Popilius et deux mille hommes à Héraclée. Les habitants, qui apercevaient le camp royal, refusèrent de se soumettre. Alors Popilius commença le siège. A cette époque, parmi les divertissements du cirque, on voyait souvent des hommes qui faisaient une démonstration de combat. Ils mettaient leurs boucliers sur leurs têtes et créaient un plan incliné sur lequel deux guerriers s'avançaient et se défiaient. Les assiégeants appliquèrent cette technique, parvinrent ainsi au sommet des murailles et la ville fut prise. Le consul s'y installa. Pensant à l'hiver, il fit construire des logements et réparer les routes pour l'acheminement des vivres.

Persée, revenu de sa frayeur, regrettait d'avoir fait jeter ses trésors de Pella à la mer et d'avoir fait brûler ses navires à Thessalonique. Heureusement pour lui, l'ordre d'incendie avait été retardé et les trésor purent être repêchés par des plongeurs. Le roi avait tellement honte que ses lieutenants et les plongeurs furent ensuite éliminés. La flotte romaine ravagea les environs de Thessalonique mais ne put prendre la ville. Les romains débarquèrent ensuite vers Pallène et furent rejoints par Eumène et vingt navires ainsi que par cinq vaisseaux de Prusias. Ces renforts encouragèrent le préteur à attaquer Cassandrea. Il y avait dans la place une garnison de trois mille hommes. Des mineurs ouvrirent un passage vers la ville et s'en seraient rendus maîtres s'il avaient été armés. L'ennemi fut surpris puis repoussa les Romains. Dix barques d'auxiliaires gaulois envoyés par Persée pénétrèrent de nuit en ville. Ce renfort obligea les Romains à lever le siège. Ils allèrent ravager le territoire de Demetrias et le consul envoya M. Popilius contre Mélibée. Persée envoya un lieutenant qui fit lever le siège de la ville et se rendit ensuite à Demetrias. Le bruit courut qu'il y avait des négociations. Toujours est-il que la ville fut abandonnée. Eumène repartit et la flotte fut mise en quartier d'hiver.

Un petit roi de Gaule transalpine nommé Balanos offrit son aide contre Persée. Il en fut remercié. Des délégués de Pamphylie apportèrent une couronne d'or au Capitole et renouvelèrent leur alliance avec Rome. Des envoyés de Prusias vinrent négocier la paix. Le roi affirmait son amitié pour Rome mais Persée lui avait demandé d'intervenir. Quant aux Rhodiens, ils rappelèrent les services rendus à Rome. Leur commerce était ruiné par la guerre. Ils avaient envoyé deux ambassades à Rome et en Macédoine et décideraient ce qu'ils devaient faire. Le sénat répondit qu'à la victoire il récompenserait chaque cité selon ses mérites et on se quitta en mauvais termes. On lut une lettre du consul Marcius qui annonçait son entrée en Macédoine et demandait qu'on paye ses approvisionnements. On lui envoya six mille toges et trente mille tuniques. On reçut ensuite Onésime, un noble macédonien partisan de la paix qui était passé dans le camp romain. On lui donna des terres à Tarente. La moitié des impôts de l'année avait été mise à la disposition des censeurs pour des travaux publics. Ils achetèrent la maison de Scipion l'africain et firent construire une basilique. Les comices désignèrent comme consuls L. Aemilius Paulus et C. Licinius Crassus. Aemilius reçut la Macédoine et Licinius l'Italie.

Aemilius tranchait sur ses prédécesseurs. Il ne pensait qu'à sa mission. Il envoya des commissaires déterminer les besoins de l'armée. Des prodiges justifièrent une neuvaine expiatoire. On vit les progrès du luxe à Rome par la présence de soixante trois panthères, quarante ours et quarante éléphants dans les jeux donnés par les édiles. Des ambassadeurs de Ptolémée et Cléopâtre arrivèrent au sénat en tenue de deuil. Antiochus, roi de Syrie, voulait replacer sur le trône le frère aîné de Ptolémée et leur avait déclaré la guerre. Les ambassadeurs imploraient de l'aide. Le sénat envoya aussitôt trois émissaires qui devaient rencontrer Antiochus et Ptolémée et les obliger à faire la paix. Les commissaires rentrèrent de Macédoine. Ils rapportèrent que l'armée était en Macédoine de façon risquée. Les deux camps étaient proches l'un de l'autre et les Romains manquaient de vivres. Les forces macédoniennes s'élevaient à trente mille hommes. Le corps expéditionnaire romain avait besoin de renforts. Il y avait eu des morts par maladie dans les équipages, beaucoup de soldats étaient rentrés dans leurs foyers, la solde n'arrivait pas et on manquait de vêtements. La fidélité d'Attale était assurée, mais Eumène commençait à paraître suspect.

Le sénat décréta qu'Aemilius et le préteur Octavius partiraient sitôt les féries latines célébrées. Licinius fut chargé des levées. Il devait enrôler sept mille fantassins et deux cents cavaliers romains ainsi que sept mille fantassins et quatre cents cavaliers alliés. On leva aussi sur les alliés cinq mille hommes pour la flotte. On célébra les féries et le consul partit. On espérait bien le voir revenir triomphant. Pendant ce temps Persée, sentant que le dénouement approchait, se décida à promettre trois cents talents d'argent à Gentius, roi d'Illyrie, et l'alliance fut conclue. Persée envoya aussi une ambassade à Eumène pour insister sur les points communs qu'il y avait entre deux rois. Ces entretiens rendirent Eumène de plus en plus suspect.

En fait, Eumène voulait rester neutre. Il réclamait mille cinq cents talents pour prix de sa neutralité. Persée hésitait à verser de l'argent. Il perdit l'occasion d'obtenir la paix. Son avarice le priva également de l'alliance de Gentius et d'un corps de vingt mille Gaulois d'Illyrie qui demandaient dix pièces d'or par cavalier et cinq par fantassin. Persée fit préparer pour eux du blé, du vin, des bestiaux et des cadeaux mais les Gaulois refusèrent d'avancer s'ils ne recevaient pas l'or promis. Le roi essaya de négocier. Alors les Gaulois reprirent le chemin du Danube, ravageant au passage les frontières de la Thrace. Gentius, après un acompte, fit emprisonner les ambassadeurs romains. Alors Persée ordonna au convoi d'or de revenir.

Il fit partir pour Tenedos quarante navires légers pour protéger des transports. Cette escadre laissa partir des navires rhodiens et dégagea cinquante transports macédoniens bloqués par la flotte d'Eumène. Quelques jours plus tard, l'escadre se rendit à Subota. Le hasard fit que trente-cinq bateaux portant des cavaliers gaulois envoyés par Eumène à Attale passèrent dans les parages. Huit cents Gaulois furent massacrés. Les Macédoniens gagnèrent ensuite Délos. Les commissaires romains venant de Chalcis y trouvèrent les quarante bâtiments macédoniens et cinq quinquérèmes d'Eumène. La sainteté de l'île en faisait un asile inviolable, si bien que les ennemis cohabitèrent sans heurts. Les navires macédoniens croisaient autour des Cyclades et pourchassaient les transports. Popilius et Eumène faisaient de leur mieux pour les contrer. L'ambassade macédonienne et illyrienne arriva à Rhodes et des chefs rhodiens liés à Persée annoncèrent publiquement que la médiation de Rhodes allait mettre fin à la guerre.

Le printemps arrivait. Aemilius était en Macédoine, Octavius auprès de la flotte et Anicius en Illyrie pour faire la guerre à Gentius. Ce roi, fils d'Eurydice et de Pleuratos, avait eu un frère, Plator, et un demi-frère, Caravantius. Gentius avait fait tuer Plator qui devait épouser la fille du prince des Dardaniens, s'était marié avec la princesse et était devenu un tyran, le vin renforçant sa cruauté naturelle. Il avait commencé les hostilités contre des villes alliées de Rome. Appius Claudius, informé de l'alliance entre Gentius et Persée, se préparait à lui faire la guerre. Le préteur Anicius s'était joint à lui quand on apprit les ravages exercés sur la côte par les navires ennemis. Quatre-vingts navires avaient été envoyés par Gentius pour ravager le territoire de Dyrrachium et d'Apollonie.

(lacune)

les villes de la contrée prirent le parti des Romains. La justice du préteur y contribua beaucoup. On marcha sur Scodra où Gentius était enfermé. C'était la place la plus forte des Labéates. Malgré les obstacles, le préteur s'avança jusqu'aux murs, l'armée rangée en bataille. L'ennemi n'aurait eu qu'à fermer les portes pour résister mais il engagea le combat et fut battu. Gentius envoya aussitôt des notables pour demander une trêve. Il en profita pour s'enfuir, espérant vainement l'arrivée de son demi-frère avec des auxiliaires. Puis il rentra à Scodra se soumettre au préteur. En salaire d'une défection qui lui valait cette infortune, il avait à peine reçu de Persée dix talents, le prix d'un gladiateur. Anicius fit arrêter la femme, les fils et le demi-frère de Gentius. Il avait achevé la guerre d'Illyrie en trente jours. C'est la seule guerre dont on apprit la fin à Rome avant de savoir qu'elle était commencée. Pendant ce temps, Persée était inquiet de l'arrivée du nouveau consul Aemilius et de la flotte d'Octavius. Il envoya des troupes protéger Thessalonique et garder le passage entre Pythium et Petra. Puis il entreprit de fortifier les bords de l'Elpée.

(lacune)

Le consul, apprenant que les pourvoyeurs ne pouvaient trouver d'eau, leur ordonna de le suivre avec des outres jusqu'à la mer et de creuser la terre. Comme on ne voyait couler aucun ruisseau des montagnes, il espérait qu'elles contenaient des sources cachées qui rejoignaient la mer en filtrant à travers la terre. Dès qu'on eut commencé à creuser, des sources pures et abondantes apparurent. Les soldats y virent un signe divin et le prestige du général en fut accru. Celui-ci décida que les ordres passeraient de centurion en centurion pour être bien compris et pour ne pas avertir l'ennemi. Il décida aussi que les sentinelles n'auraient pas de bouclier. Elles doivent avertir les autres et non combattre. Le bouclier a l'inconvénient de briller au soleil et de permettre à son porteur de s'assoupir. Il faisait relever les postes avancés le matin et à midi pour qu'ils restent aptes à combattre. Pour lui, seul le général, et ceux qu'il y conviait, devaient mener les opérations. Les soldats, eux, devaient s'occuper de leurs armes, de l'exercice et de leurs vivres. Les hommes témoignèrent d'un accord complet. Dès ce moment, il n'y eut plus d'oisifs. Persée comprit que le moment décisif était arrivé.

(lacune)

Persée voulut garder la nouvelle secrète mais des otages ramenés d'Illyrie informèrent leurs familles. Au même moment, des ambassadeurs rhodiens se présentèrent au camp romain pour cette mission de paix qui avait tant irrité le sénat. Aemilius déclara qu'ils auraient sa réponse quinze jours plus tard. En attendant, il tint conseil. Certains proposaient de franchir l'Elpée de vive force, d'autres d'envoyer la flotte ravager Thessalonique. Le consul méditait un projet différent. Il fit venir deux marchands sûrs et les interrogea sur les passages vers la Perrhébie. Il apprit qu'ils étaient occupés par les Macédoniens. Il ordonna à Octavius de faire voile vers Héraclée et fit partir cinq mille hommes dans le but apparent de s'embarquer pour aller ravager les côtes. Les guides devaient régler la marche de façon à attaquer Pythium le troisième jour. Pour distraire le roi, on engagea le combat dans le lit du fleuve. Vers midi, le consul fit sonner la retraite et le combat reprit le lendemain. Le troisième jour, il fit comme s'il voulait tenter le passage par le bras du fleuve qui s'inclinait vers la mer. Persée ne s'occupait que de ce qu'il voyait.

(lacune)

On était en été, il était midi et les hommes avaient marché sous le soleil. Aemilius ne voulut pas engager des troupes fatiguées. Il fit installer le camp. Les lieutenants et les chefs d'auxiliaires étaient étonnés. Nasica osa dire au consul qu'il devrait attaquer. Celui-ci ne se vexa pas mais répondit que son expérience lui avait apprit quand il fallait combattre ou non. Le roi, satisfait de montrer que c'était l'ennemi qui avait refusé la bataille, fit aussi rentrer ses troupes au camp. Un tribun militaire prévint les soldats romains qu'une éclipse de lune aurait lieu la nuit suivante et que ce n'était pas un prodige mais un phénomène naturel dont on pouvait calculer les apparitions. Au contraire, les Macédoniens y virent un présage funeste qui annonçait la fin de leur royaume, selon les prédictions de leurs devins

(lacune)

Aemilius pensait avoir sauvé l'armée en lui permettant de se reposer. Mais le hasard amena le combat. Près des camps coulait une petite rivière où Romains et Macédoniens allaient puiser de l'eau. Tout à coup, un cheval s'échappa du côté romain vers la rive opposée. Des soldats le poursuivirent dans l'eau et tuèrent un Thrace qui s'en était emparé. Du coup, le détachement macédonien voulut venger son camarade et passa la rivière.

(lacune)

Les soldats étaient encouragés par ce général qui, à soixante ans passés, partageait le danger et leurs fatigues. La légion rompit la ligne ennemie. La phalange, irrésistible tant qu'elle présente un front uni mais peu maniable, fut disloquée par des attaques conjointes. Le roi donna l'exemple de la fuite avec sa cavalerie. L'infanterie macédonienne se fit massacrer. Ceux qui fuyaient vers la mer tombaient sur les soldats de marine. Certains furent piétinés par les éléphants. Jamais il n'était tombé autant de Macédoniens sous les coups des Romains. L'ennemi perdit vingt-six mille hommes, les Romains cent.

Persée arriva en pleine nuit à Pella. Aucun de ses courtisans ne voulut le rejoindre. Craignant pour sa vie, il se remit en route suivi de cinq cents Crétois. Rentré au camp, le consul s'inquiéta de l'absence du plus jeune de ses fils. C'était P. Scipion, qui fut appelé plus tard le second africain. Fils du consul Paulus, il était devenu par adoption le petit-fils du premier Africain. Le jeune homme, âgé de dix-sept ans, ne revint que tard de la poursuite des fuyards. Le consul put alors goûter la joie de la victoire. Quand la nouvelle de la bataille parvint à Amphipolis, Diodore, le gouverneur, craignant que la garnison thrace n'en profite pour piller la ville, se fit apporter un faux courrier dans lequel le gouverneur d'Emathia appelait à l'aide. Diodore poussa les Thraces à partir en parlant du butin qu'ils pourraient faire. Il déclara aussi ne pas croire les bruits de défaite puisqu'on ne voyait pas de fuyards. Quand les Thraces furent partis, il fit fermer les portes de la ville.

Persée arriva à Amphipolis trois jours plus tard et demanda la paix à Paulus. Ses proches livrèrent Béroée et les autres villes suivirent cet exemple. Le consul prévint Rome de sa victoire. Il abandonna à l'infanterie les dépouilles restées sur le champ de bataille et à la cavalerie le butin qu'elle pourrait faire dans les maisons. En deux jours, il fut maître de toute la Macédoine. Persée parut en pleurs avec son fils Philippe sur l'agora d'Amphipolis. On lui cria de partir pour épargner les habitants. Le roi fit porter son or sur des barques et descendit vers le fleuve. Les Thraces rentrèrent chez eux. Seuls les Crétois cédèrent à l'appât du gain. On leur abandonna cinquante talents et ceux qui ne coulèrent pas pour avoir surchargé les barques parvinrent à Samothrace. On évalue à deux mille talents les trésors transportés sur cette île. Paulus ignorant la fuite du roi, envoya un détachement s'emparer d'Amphipolis. En deux jours, il arriva à Pella avec son armée. Des trésors du roi, il ne trouva que les trois cents talents promis à Gentius. Apprenant la fuite de Persée à Samothrace, il se rendit à Amphipolis.

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